Du crédit à la consommation à la consommation de crédits : autonomisation d'une activité économique

par Hélène Ducourant

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Bernard Convert.

Soutenue le 08-12-2009

à Lille 1 .


  • Résumé

    Longtemps, on n’a « fait crédit » qu’à des gens de confiance, parents, proches, familiers, clients fidèles… au point que les deux mots, crédit, confiance, étaient pratiquement synonymes. Aujourd’hui, à chaque seconde, des organismes spécialisés « de crédit » prêtent à des personnes qui leur sont de parfaits inconnus. Comment est-on passé de pratiques de crédit profondément ancrées dans des relations sociales durables à une activité économique complètement autonome où des entreprises se partagent le marché du crédit ? Tel est l’objet de cette thèse. Dans la thèse, je montre que : ·« La vente à crédit », « le financement des ventes à crédit », « l'accompagnement des ménages dans leur carrière d'emprunteur » puis « dans la gestion technique de leur dette » sont les conceptions identifiées de l'activité qui jalonnent le processus historique d'autonomisation de l'activité de crédit vis-à-vis de celle de vente. Cetelem, Cofidis et le crédit revolving sont au cœur l'analyse.·Les pratiques d'endettement et leur coût sont étudiés dans le cadre d'une analyse du fonctionnement du marché. Si les prix des crédits sont les mêmes pour les souscripteurs d'une même offre, pour autant, les ménages populaires paient systématiquement plus cher leur endettement. Le marché étant hiérarchisé, ces ménages n'accèdent pas aux mêmes offres.·Enfin, si les sociologues ont mis en évidence « l'encastrement social » de certaines transactions de crédit, la thèse montre que même les transactions de crédit « désencastrées » - telles que interactions menant à la vente de crédits revolving – reposent encore sur des ressorts sociaux.

  • Titre traduit

    From the consumer credit to the consumption of credits : an economic activity's attainment of autonomy


  • Résumé

    The consumer credit allows households to finance their expenses without having the money available to pay for. Of course, there is nothing new in this disconnection of the acts of buying and paying. What is new is the fact that credit practices have turned into a market. I show that : ·The history of this economic activity is an history of attainment of autonomy for the credit activity from the sales activity. I study this process through three case studies : the firms Cetelem and Cofidis, and the revolving credit.·If credit prices are the same for all the clients of a credit offer, it appears that lower class households always pay more their indebtness. I propose an analyse of the indebtness practices and their costs. ·Finally, I study the revolving credit sales. I highlight the fact that if sociologists have always studied embebedded credit transactions, desembedded credit transactions can also be analysed. This research is based on 42 interviews of top executives of credit firms and other actors of the market, two months of in situ observations have been done, credit firms’ archives have been analyzed and INSEE inquiry “Patrimoine” has been used.


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Informations

  • Détails : 1 vol.(415 p.)
  • Notes : N° d'ordre (Lille 1) : 40202
  • Annexes : Bibliogr. p. 402-409. 112 réf.

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  • Bibliothèque : Université des sciences et technologies de Lille (Villeneuve d'Ascq, Nord). Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 50377-2009-23
  • Bibliothèque : Université des Sciences et Technologies de Lille. Faculté des sciences économiques et sociales. Centre de documentation.
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