De l’apport des pratiques culturelles en formation d’adultes peu scolarisés

par Edris Abdel Sayed

Thèse de doctorat en Sciences de l'éducation

Sous la direction de Véronique Leclercq.

Soutenue le 08-06-2009

à Lille 1 .


  • Résumé

    Les pratiques culturelles sont généralement pensées comme réservées aux catégories les plus instruites de la société. Les personnes en situation d'illettrisme en seraient, par conséquent, privées, l'accès à la culture étant considéré comme dépendant de la maîtrise de l'écrit. Dans le même temps, des intervenants chargés du traitement de l'illettrisme développent, depuis de nombreuses années, des actions culturelles diverses et variées. Celles-ci sont réalisées en vue de faciliter l'acquisition des savoirs de base. Le cheminement de notre recherche s'est articulé autour de la problématique suivante: les pratiques de développement culturel dans le cadre de la formation produisent-elles des effets positifs dans l'accompagnement des personnes en situation de réapprentissage des savoirs de base? Si oui, lesquels? Comment les analyser et les comprendre? Nous avons cherché à confronter les représentations des apprenants-stagiaires à celles des intervenants des champs social, formatif et culturel en nous référant à un cadre théorique portant sur l'illettrisme et la culture. Les personnes peu scolarisées et peu qualifiées ont-elles des pratiques culturelles et, notamment, des pratiques liées à l'écrit? Ces pratiques sont-elles prises en compte par les intervenants dans le cadre de la formation d'adultes? Que pensent les apprenants stagiaires des apports des pratiques de développement culturel mises en œuvre par les intervenants? Ont-elles des effets en termes de transformation du rapport à l'écrit, de construction identitaire et d'inscription dans un tissu social?

  • Titre traduit

    About Contribution of Cultural Practices in the Training of Adults with Low Schooling Level


  • Résumé

    It is commonly admitted that cultural practices are reserved to the most educated groups of society. The accessibility of culture is often dependent upon written word, and therefore excludes iIliterate members of the population. At the same time, for many years specialists have been working towards fighting illiteracy aiming at making the learning of basic knowledge easier. The following problem has been at the centre of our survey : do cultural development practices within the context of training involve positive results in the relearning of basic knowledge ? If they do, which ones do we notice? How can we analyse and understand the results ? We have tried to compare the representations of the learners-trainees and those of the specialists within the social, educational and cultural fields. We have therefore referred to a theoretical framework dealing with iIIiteracy and culture. Are there any cultural practices particularly those related to written work evident among people with limited schooling or unskilled people? Are these practices taken into account by staff when training adults ? What do learners-trainees think of the value of such cultural practices as demonstrated by the teaching staff? Is there a knock-on effect in terms of developing a different attitude towards written work, construction of self-identity and integration into the fabric of society?


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