L'élaboration de l’identité nationale en Nouvelle-Zélande : la dualité Maori/Pakeha

par Corinne David

Thèse de doctorat en Anglais

Sous la direction de Maryvonne Nedeljkovic.

Soutenue en 2009

à Le Havre .


  • Résumé

    Ce travail de recherche porte sur la manière dont le discours politique a structuré l'identité nationale en Nouvelle-Zélande. Depuis la fondation de la colonie par traité en 1840 entre la Couronne britannique et les Maoris, le discours des élites au pouvoir a reflété la dualité constitutive de cette identité. Le Traité de Waitangi a en effet reconnu la présence et les droits du peuple autochtone maori et a cherché à jeter les bases d'une cohabitation harmonieuse entre Maoris et colons d'ascendance britannique (Pakehas). L'élément autochtone a donc été inclus dans l'identité nationale telle qu'elle a pu commencer à émerger vers la fin du XIXème siècle. Ce travail analyse les différentes politiques de gestion de la diversité menées par l'Etat, de « l'amalgamation » des premiers temps à l'assimilation, puis de l'intégration des années 1960 au biculturalisme des années 1980-2000. La question des « relations entre les races » est ainsi apparue comme un élément essentiel du discours identitaire et a été instrumentalisée par les gouvernements successifs afin de projeter une image flatteuse de la Nouvelle-Zélande. La politique de réconciliation initiée dans les années 1980 fit un retour nécessaire sur les abus de la colonisation et aboutit à une reformulation de l'identité nationale plus équilibrée entre Maoris et Pakehas descendants des colons. Le biculturalisme officiel est toutefois remis en cause depuis le début des années 2000 par un discours multiculturaliste fondé sur la diversité ethnoculturelle nouvelle de la nation amenée par l'ouverture du pays à l'immigration non-britannique depuis la fin des années 1980.

  • Titre traduit

    The elaboration of New Zealand national identity : the Maori/Pakeha duality


  • Résumé

    This research focuses on the way political discourse has structured national identity in New Zealand. From the moment the colony was founded by treaty between the British Crown and Maori in 1840, the discourse of the élites in government has reflected the constitutive duality of the New Zealand identity. The Treaty of Waitangi recognised the presence and the rights of the indigenous people and tried to establish a basis for a harmonious cohabitation between Maori and British settlers, soon to be known as Pakehas. The indigenous element was therefore included in the national identity as it started to emerge towards the end of the nineteenth century. This work analyses the various policies of management of diversity conducted by government: from early « amalgamation » to assimilation, then from integration in the 1960s to biculturalism in the 1980s to 2000. The issue of « race relations » has thus appeared as an essential element of the discourse of identity and has been used by successive governments to project a flattering image of New Zealand. The policy of reconciliation initiated in the 1980s resulted in a necessary introspection into the abuses of colonisation and in a more balanced reformulation of national identity. Official biculturalism has nevertheless been questioned since the early 2000s by a multicultural discourse founded on the new ethnocultural diversity of the nation brought about by the opening of the country to non-British immigration since the late 1980s.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (IV-699 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 638-681

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  • Bibliothèque : Université du Havre. Service commun de la documentation. Bibliothèque centrale.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH 180 (1)
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