Rôle des sédiments argileux dans la corrosion des aciers au carbone
| Auteur / Autrice : | Daniel Calonnec |
| Direction : | Philippe Refait |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences des matériaux |
| Date : | Soutenance en 2009 |
| Etablissement(s) : | La Rochelle |
Mots clés
Résumé
Nous avons étudié une électrode d’acier au contact de silice et d’argiles dans deux situations très différentes : le minéral est déposé sur l’électrode en donnant un comportement relativement désaéré ou il est en suspension dans un système mixte électrode tournante/convection forcée. Ces deux situations montrent que les minéraux utilisés (silice, argiles de types minéralogiques différents (chlorite, kaolinite, montmorillonite)) dans trois milieux différents (eau de mer artificielle) au potentiel de -0,62 V/ESC ont une action sur la corrosion qui peut être spécifique aux minéraux eux-mêmes dans une interaction de contact avec l’électrode ou d’interaction avec le milieu. Les dépôts montrent l’importance de l’effet barrière surtout en milieu carbonaté. Nous avons constaté le rôle particulier de la chlorite favorisant la formation d’un dépôt bloquant de sidérite en milieu carbonaté, la formation de carbonate de magnésium issu de sa dégradation ou de la montmorillonite induisant la formation d’un film protecteur en milieu chloruré. La silice, dont l’affinité avec le fer est connue, et la kaolinite ne semblent pas avoir de comportement particulier. La piqûration en milieu chloruré sous dépôt après 20 h favorise la formation de produits chromés (-CrOOH). En suspension, les effets sont moindres et le minéral se comporte comme une perturbation de la solution. Les minéraux (silice, chlorite, montmorillonite) peuvent adhérer à l’électrode, la montmorillonite peut entraver la passivation en milieu carbonaté et la chlorite peut jouer un rôle de par sa dégradation dans l’électrolyte. La piqûration en milieu chloruré induit la libération d’ions chrome pouvant se substituer dans la magnétite ou l’hématite en donnant des oxydes fer-chrome. Enfin, la chlorite favorise la formation d’un dépôt calcomagnésien à un potentiel pourtant très proche du potentiel de corrosion, confirmant l’effet favorable, récemment observé, de la chlorite sur la déposition calcaire.