Enjeux politiques et identitaires de la migration internationale des Ouzbeks vers trois pôles urbains (Moscou, Séoul, New York)

par Sophie Massot

Thèse de doctorat en Science politique. Russie et CEI

Sous la direction de Dominique Colas.

Soutenue en 2009

à Paris, Institut d'études politiques .


  • Résumé

    Actuellement, de nombreux Ouzbeks quittent temporairement l’Ouzbékistan et se rendent à l’étranger pour y travailler et, espèrent-ils, profiter de salaires plus avantageux que dans leur pays d’origine. Depuis 1991, trois destinations sont concernées par ce mouvement de population massif : Moscou (Russie), Séoul (Corée du Sud) et New York (Etats-Unis). Il s’agit d’une migration économique du "mieux-vivre", et non pas d’une migration de survie. Les familles sont impliquées dans ces départs, à la fois financièrement et à travers leur réseau social. Des stratégies de contournement des politiques migratoires sont mises en place pour quitter l’Ouzbékistan. De nombreux migrants résident illégalement dans les pays d’accueil. Cette période migratoire est considérée comme une parenthèse nécessaire à l’enrichissement, avant le retour. Dans les trois villes d’accueil, les migrants sont pourtant amenés à se questionner sur leur propre identité, leur "ouzbékité". D’un point de vue théorique, cette migration se présente comme un rite de transition, envisagé individuellement comme le passage vers un nouveau statut, celui de "nouvel Ouzbek". Du point de vue étatique, l’émigration représente une hémorragie démographique difficilement contrôlable, mais est aussi une manne financière importante. Les quatre Etats impliqués tentent de contrôler ce flux, par le biais des politiques migratoires et de leurs applications. Des effets culturels, sociaux, économiques et politiques sont corrélés à l’apparition des "nouveaux Ouzbeks", enrichis à l’étranger, ce qui permet de redéfinir les enjeux de l’identité et du pouvoir dans l’Ouzbékistan post-soviétique.

  • Titre traduit

    Political and identity issues in the international migration of the Uzbeks towards three urban centres (Moscow, Seoul, New York)


  • Résumé

    At present, many Uzbeks leave Uzbekistan temporarily and go abroad to work there and, so they hope, take advantage of salaries more attractive than those in their country of origin. Since 1991, as regards this massive population movement, three destinations have been concerned : Moscow (Russia), Seoul (South Korea), and New York (United States). An economical migration for improved living standards is at stake, rather than a migration for survival. These departures involve the families, both financially and socially through their connections. Strategies to by-pass the migration policies are worked out to leave uzbekistan. Many migrants take up illegal residence in the host countries. That migratory period is regarded as a necessary interlude to grow richer before coming back home. In the three host towns, the migrants are brought to wonder about their own identity, their “uzbekity”. From a theoretical point of view, this migration arises as a rite of transition individually contemplated as a passage towards a new status, the one of “new uzbek”. From a state point of view, that emigration means a demographic haemorrhage hard to control, but at the same time is an important financial godsend. The four involved states are trying to control that flow through migratory policies and their implementations. Cultural, social, economical and political effects are in close correlation with the appearance of these “new Uzbeks” who grew richer abroad, and that makes it possible to redefine the issues of identity and power in the post-soviet Uzbekistan. .

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  • Détails : 1 vol. (485 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 402-436

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