Le corps à l'oeuvre dans la poésie d'Elizabeth Bishop

par Marie Mas

Thèse de doctorat en Anglais

Sous la direction de Denis Bonnecase.

Soutenue en 2009

à l'Université Stendhal (Grenoble) .

  • Titre traduit

    ˜The œbody work in Elizabeth Bishop's poetry


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  • Résumé

    Cette thèse analyse principalement l'œuvre poétique d'Elizabeth Bishop, mais elle s'attache aussi à l'étude de ses écrits en prose, de ses cahiers, de sa correspondance, de ses peintures et autres documents personnels. À travers l'étude chronologique du corpus (dictée par la publication régulière d’un recueil tous les 10 ans), c'est le corps comme sujet d’écriture, comme enjeu et comme objet incontournable de l'évolution du sujet poétique qui guide l'analyse. Mais si Elizabeth Bishop écrit une poésie du corps, ce n'est pas celle du corps nu, c'est celle là même qui, oxymorique et paradoxale, exhibe par le pouvoir de la réticence. Dans un premier temps, la poésie met le corps en scène et en pièces, puis les avatars désabusés se succèdent et permettent au sujet de s'interroger sur son propre rapport à soi. Alors, l'aliénation apparaît comme une condition nécessaire au processus herméneutique d'identification. L'écriture du corps, tout d'abord moyen de lutter contre l'effacement du sujet, est aussi une façon de se prémunir de l'épanchement lyrique et de la mélancolie. Dans un second temps, le sujet poétique s'oriente vers le mouvement pour tenter d'échapper à cette mélancolie. Cet état de fugue créatrice et active mène à l'exploration du monde qui submerge et entoure le corps du sujet. Mais ce dernier ne s'en tient pas au corps comme enveloppe corporelle (humaine ou animale), il se met en quête du corps terrestre du monde. Par le biais des voyages réels ou imaginaires, à travers les espaces polymorphes, l'épreuve de l'autre en soi se prolonge dans une épreuve de l'étranger comme territoire et comme miroir. Enfin, aux détours succède le retour à soi. Le troisième temps de ce travail se caractérise par la reconstruction et la nécessité d'habiter le monde en poésie. Cela passe par la reconnaissance non seulement du moi intime, mais aussi du poème comme enveloppe corporelle et textuelle. Cette "cicatrisation" s'opère à travers la construction d'un organisme vital, un poème-maison, un poème-corps.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (445 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 402-418

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Service Interétablissement de la documentation (Saint-Martin-d'Hères, Isère). Bibliothèque universitaire Droit-Lettres.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : 205143/2009/49
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