Les représentations de la femme dans les transpositions des légendes arthuriennes au XIXe siècle et au début du XXe siècle

par Virginie Thomas

Thèse de doctorat en Études anglophones

Sous la direction de Catherine Delmas.

Soutenue en 2009

à Grenoble 3 .


  • Résumé

    Au XIXe et au début du XXe siècle, la littérature et la peinture britanniques servirent de cadre à la résurgence des légendes arthuriennes. Nombre de peintres raphaélites, mais aussi d'auteurs célèbres (tels Scott, Wordsworth, Tennyson, Arnold, Morris, Swinburne, Hardy, Eliot, pour ne citer que quelques uns) furent inspirés par le monde de Camelot et plus particulièrement, par les femmes qui peuplent la cour du roi Arthur. Notre étude diachronique vise à souligner l'évolution de la représentation de ces femmes : elles entrent progressivement sur le devant de la scène lors de la période romantique avant de disparaître à nouveau lors de la période moderniste cédant la place au topos du Graal, symbole de la quête existentialiste menée par les artistes d'alors. L'époque victorienne constitue la période la plus florissante pour la représentation de la femme. Néamoins, cette dernière s'inscrit dans un contexte historique bien particulier marqué par une vision dichotomique de la femme : l'ange de la maison y affronte la prostituée. La représentation de la femme devient alors un écran contre ou pour le désir. Les légendes arthuriennes sont utilisées afin de mettre en garde contre le potentiel destructeur de la sensualité féminine ou bien, au contraire, offrent un espace pour la satisfaction du désir masculin de l'auteur et du lecteur/spectateur par le biais d'une sublimation artistique. Dès lors, derrière le visage de la femme arthurienne se dessinent les fantasmes sexuels et artistiques des auteurs victoriens et des peintres préraphaélites étouffés par les modèles idéels de leur société.

  • Titre traduit

    The representations of the woman in the tranpositions of the arthurian legends in the 19th and at the beginning of the 20th century


  • Résumé

    In the 19th century and at the beginning of the 20th, an arthurian revival took place in british litterature and painting. Many preraphaelite painters, but also several famous writers (like Scott, Wordsworth, Tennyson, Arnold, Morris, Swinburne, Hardy, Eliot, just to name a few of them) were deeply inspired by the world of Camelot and, more particulary, by the women who live at Arthur's court. Our diachronic study aims at underlining the evolution of the reprentation of those women : they progressively came into the limelight during the romantic period before disappearing once more during the modernist period to give way to the grail theme, the symbol of the existentialist quest led by the artists of the time. The victorian period was the most flourishing for the representation of woman. Nevertheless, it should not be dealt with separately from the historical context of those transpositions, that is to say the victorian society which was characterized by its dualist vision of feminity : the angel in the house confronted the fallen woman. The representation of woman became a screen for or against desire. The arthurian legends were used to warn against the destructive potential of feminine sensuality ; or, on the opposite, they offered room for the possible satisfaction of the male sexual drives of the author or of the reader/spectator through an artistic sublimation. As a consequence, behind the face of the arthurian woman, the sexual and artistic fantasies of the victorian writers and preraphaelite painters - stifled by the social standards of their time - can be discerned.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (460 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 411- 450. Index

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  • PEB soumis à condition
  • Cote : 205143/2009/45
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