Fantastique et rapport au surnaturel : essai de lecture comparée des textes français et africains

par Pierre Martial Abossolo

Thèse de doctorat en Littérature générale et comparée

Sous la direction de Florence Goyet.

Soutenue en 2009

à l'Université Stendhal (Grenoble) .


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  • Titre traduit

    ˜The œfantastic and its relationship to the supernatural : a comparative analysis of French and African literary texts


  • Résumé

    Ce travail met en parallèle un certain nombre de textes narratifs (romans et nouvelles) français et africains où intervient le surnaturel. Dans le contexte occidental, cette intervention a fait parler d'un genre, le fantastique, caractérisé par des catégories thématiques et une esthétique précises qu'on lie à l'avènement du rationalisme au XVIIIème siècle. A la lecture des textes africains où s’observe une juxtaposition du naturel et du surnaturel, nous nous demandons s'il est également possible de parler de fantastique. La première partie rappelle les divergences de conceptions du surnaturel en France et en Afrique et s'interroge sur l'adéquation aux textes africains des théories occidentales du fantastique élaborées selon des canons d'appréciation propres au rapport de l'Occident au surnaturel. A la fin de cette partie, nous arrivons à la conclusion qu'on peut envisager un fantastique africain à condition de dégager les modalités de fonctionnement de ce type de fantastique particulier. Dans la deuxième partie, nous parcourons les cadres spatio-temporels, les personnages, les objets et les thèmes des textes de notre corpus dans une approche comparative. Nous tentons de montrer chaque fois que dans le contexte français, l’apparition du surnaturel, qui est toujours une intrusion brutale dans l'ordre logique des choses, provoque une hésitation entre une interprétation naturelle et une interprétation surnaturelle des faits. Et parallèlement, nous montrons qu'en revanche, ce n'est pas le cas dans les textes africains où on pourrait envisager d'autres formes d'hésitation notamment chez les non initiés et les personnages occidentaux ou occidentalisés. Les uns ont du mal à expliquer le sens caché des choses et les autres se trouvent écartelés entre tradition africaine et modernisme occidental. La troisième partie enfin s'intéresse à l'esthétique, et précisément aux techniques de juxtaposition du naturel et du surnaturel, aux modes de narration et aux choix lexicaux et rhétoriques opérés par les auteurs. Elle tente de montrer que dans les textes français, il s'agit d'une écriture qui a pour option de créer le trouble dans le récit, trouble qui a pour finalité de créer l’indécision chez le lecteur. Alors que dans les textes africains, l'essentiel de l'indécision se rattache chez l'auteur et chez le lecteur aux choix à opérer d'une part entre les techniques narratives traditionnelles africaines et les techniques relevant des genres modernes occidentaux et d’autre part entre la langue française et les langues africaines

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Informations

  • Détails : 1 vol. (405 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 385-402. Notes bibliogr. Index

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  • Bibliothèque : Service Interétablissement de la documentation (Saint-Martin-d'Hères, Isère). Bibliothèque universitaire Droit-Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 205143/2009/41
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