La controverse de Janus : l’action sociale et médico-sociale, centre de recyclage de la modernité

par Lionel Boutet-Civalleri

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Frederik Mispelblom Beyer.

Soutenue le 07-05-2009

à Evry-Val d'Essonne , dans le cadre de EGEE .

Le président du jury était Michel Burnier.

Le jury était composé de Alain Le Guyader.

Les rapporteurs étaient Claude Meyer.


  • Résumé

    Des orientations de travail, issues du régime politique démocratique d’interaction et de la dynamique de la différenciation sociale s’inscrivent et traversent tous les procès de prises en charge des assistés, faisant qu’il est tout à la fois impossible de les sacraliser et de les déshumaniser. L’articulation de ces orientations faisant que ces derniers sont déqualifiés en tant qu’humain. Cette déqualification démontre que les politiques sociales individualisantes placées sous l’égide de l’humanisme ne solutionnent aucunement le problème de la pauvreté. Cela questionne dès lors l’utilité de telles politiques demandant de lourds investissements pour des résultats sociaux mitigés. La réinscription de cette problématique dans son développement historique permet d’éclairer ce paradoxe : les politiques sociales de lutte contre la pauvreté ont été des facteurs de richesses pour la modernité. Loin des analyses en terme de « crise », l’institutionnalisation desdites politiques témoigne d’un développement exponentiel, bien que dynamique, des possibilités de croissance économique. L’action sociale et médico-sociale est en quelque sorte le déversoir de la modernité, véritable marché artificiel, pour ne pas dire centre de recyclage, du surplus humain.

  • Titre traduit

    Janus’s controversy : social and medico-social welfare, center of recycling of the modernity


  • Résumé

    Working orientations, resulting from the democratic political system of interaction and dynamics of the social differentiation are registered and cross all the institutionalization of assisted, making that it is all at the same time impossible to sacrilize them and to dehumanize them. The joint of these orientations making that these last ones are dequalified as human being. This deskilling demonstrates that the new individualisantes social policies placed under the aegis of the humanism resolve not at all the problem of the poverty. It questions from then on the utility of such policies asking for heavy investments for reserved social results. The re-registration of this problem in its historic development allows to light this paradox: the social policies of struggle against poverty were factors of wealth for the modernity. Far from analyses in term of "crisis", the institutionalization the aforementioned policies testifies of an exponential development, although dynamics, possibilities of economic growth. The social and medical social action is in a sense the overflow of the modernity, the real artificial market of the human surplus.


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