Quelques commentaires inédits des Epîtres pauliniennes au XIIe siècle

par Maria Valeria Ingegno

Thèse de doctorat en Sciences religieuses

Sous la direction de Gilbert Dahan.


  • Résumé

    Notre recherche porte sur certains commentaires inédits des Épîtres pauliniennes, notamment la “Ire aux Corinthiens” de Gratia Dei, de Gilbert de la Porrée et de l’Anonyme de Glosulae glosularum. Après un chapitre introductif où est proposé un panorama général de l’exégèse de la “Ire aux Corinthiens” depuis Marius Victorinus jusqu’aux auteurs du XIIe siècle, on entre dans le vif du sujet : est-il possible de localiser nos trois commentaires ? Pour notre premier auteur, après avoir rejeté huit attributions différentes proposées par la critique, nous suggérons son identification avec l’inconnu Jean de Poitiers, comme cela ressort du titre du ms. Paris, BnF. Lat. 14442 (f. 1 r). L’attribution à Gilbert de Poitiers plutôt qu’à Gilbert de saint-Amand d’un commentaire des épîtres de Paul dont les sources anciennes nous fournissent le témoignage a été d’ailleurs démontrée au début du XXe siècle par Heinrich Denifle. Notre troisième texte enfin, d’origine monastique, se relie au premier par son remploi massif, indicatif d’une origine poitevine confirmée par la réutilisation de textes comme la “Uita sancti Caesarii Episcopi Arelatensis” et le commentaire des Épîtres pauliniennes d’Hervé de Bourg-Dieu, très peu répandu hors de son domaine (deux témoins au total). On peut donc enfin parler d’une École théologique de Poitiers au XIIe siècle. La recherche des sources est pour nous précieuse : elle nous renseigne sur les textes qui circulaient à Poitiers au XIIe siècle. En fait elle a mis en valeur l’emploi de textes patristiques (surtout Augustin, mais aussi l’Ambrosiaster), carolingiens (Haymon, chez l’Anonyme des “Glosulae glosularum”), ainsi que contemporains (la Glossa ordinaria d’Anselme et Raoul de Laon, le commentaire d’Hervé de Bourg-Dieu). Alors que l’étude des tenants et des aboutissants a révélé chez nos auteurs un intérêt pour la lettre et pour l’histoire, celle du texte biblique a mis en relief l’unité de nos trois textes poitevins, qui exploitent le ms. Dublinensis ou “Codex Armachanus” (IXe s. In. ), édité par John Gwynn en 1913. Dans le cas des Glosulae glosularum ce modèle n’est pas direct, mais il est influencé dans plusieurs leçons spécifiques par K, ou “Codex Karolinus” (IXe s. ). À partir de ces données on peut donc se demander quels rapports avait Poitiers avec le nord de l’Europe ou bien avec les fondations monastiques “irlandaises” les plus proches …

  • Titre traduit

    Some inedited commentaries of the Pauline Epistles in the 12th century


  • Résumé

    Our study leads us to a few inedited commentaries of the Pauline Epistles, in particular, on First Corinthians, composed by Gratia Dei, Gilbert of Poitiers and the anonymous author of the “Glosulae glosularum”. After a preliminary chapter wherein we offer a general survey of the commentatorial tradition on First of Corinthians from Marius Victorinus to the authors of the twelfth-century, we take up a question which lies at the heart of the matter : is it possible to determine the provenance of our three commentaries ? Which respect to our first text, after considering various attributions proposed by the scholars, we suggest an identification with the otherwise unknown John of Poitiers, this on the basis of the title of ms. Paris, BnF. Lat. 14442 (f. 1 r). In our second work the attribution of commentary in question on the Pauline Epistles to Gilbert of Poitiers rather than Gilbert of saint-Amand is supported, as Heirich Denifle showed at the begininning of the XXth Century. Our third work, of monastic origin, is related to the first links by its massive reutilization of it. That this would indicative a Poitevin provenance is confirmed by its use of such texts like the “Uita sancti Caesarii Episcopi Arelatensis” and Hervé of Bourg-Dieu’s commentary on the Paulinian Epistles, of which there was very little diffusion from his own locality (we have no more than two witnesses). Finally, it is possible to talk about a Poitevin theological School during 12th Century. The study of sources is of no small importance to our purposes: it brings to light those texts which circulated at the time in Poitiers. Further, it takes stock of the reutilization of patristic texts (above all Agustin’s, but Ambrosiaster’s is also to be noted), Carolingians texts (Haymo, as he appears in the anonymous “Glosulae Glosularum”), and contemporaneous texts (the Glossa ordinaria of Anselm and Radulph of Laon, the commentary of Hervé of Bourg-Dieu). While our study of exegetical techniques has shown our authors’interest in the letter and history, our examination of the biblical texts has pointed up the unity of our three Poitevin works, all of which exploit the manuscript Dublinensis ou “Codex Armachanus” (9th cent. In. ), edited by John Gwynn in 1913. In the case of the “Glosulae glosularum”, the dependence is indirect - for several specific lessons it has been influenced by K, or “Codex Karolinus” (9th cent. ). From this data it is possible to inquire into the relations obtaining between Poitiers and the north of the Europe or the nearer ‘Irish’ monastic foundations …

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Informations

  • Détails : 2 vol. (237 f., 143 f.)
  • Annexes : Bibliogr. vol. 1, f. 184-237

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  • Cote : DOC 09.19 (1-2)
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