Evaluation de la perfusion myocardique en IRM : apports et valeur pronostique dans les suites de l'infarctus

par Alexandre Cochet

Thèse de doctorat en Médecine. Biophysique et médecine nucléaire

Sous la direction de François Brunotte.

Soutenue en 2009

à Dijon .

  • Titre traduit

    Evaluation of myocardial perfusion by Magnetic Resonance Imaging : contribution and prognostic impact in the setting of infarction


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    L’Infarctus Du Myocarde (IDM) est une urgence thérapeutique nécessitant le plus souvent une reperfusion rapide de l’artère coupable. Malgré les récents progrès des thérapeutiques à la phase aigue de l’IDM, il persiste chez certains patients des phénomènes d’obstruction microvasculaire dont l’origine est multifactorielle. L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) associée à une injection d’agent de contraste, est l’outil de référence pour l’évaluation de la taille de la nécrose myocardique. Cette technique permet également d’étudier l’état de la vascularisation myocardique, et notamment la présence éventuelle d’anomalies microvasculaires. Il est de plus possible d’étudier la cinétique de ces anomalies de perfusion depuis les première secondes suivant l’injection jusqu’à 10 minutes après. L’objectif de notre travail était d’évaluer la valeur pronostique de ces différents paramètres étudiés en IRM et surtout leur intérêt respectif. La première partie de notre travail a consisté à comparer ces paramètres à des marqueurs biologiques validés pour le pronostic post-infarctus. Il apparait que la taille de la nécrose est fortement corrélée au taux de Nt-pro-BNP à la phase aigue de l’IDM, indépendamment de la fonction ventriculaire gauche et du statut perfusionnel. Ce résultat suggère que le stress myocardique à la phase aigue est fortement lié à la taille de la nécrose, alors qu’à distance il est surtout en rapport avec l’importance du remodelage ventriculaire gauche. Nous avons également mis en évidence une relation étroite entre l’hyperglycémie à la phase aigue d’une part, et l’étendue de la nécrose et de l’obstruction microvasculaire d’autre part. La deuxième partie de notre travail a porté sur l’étude de la valeur pronostique directe des paramètres étudiés en IRM au décours d’un IDM, avec ou sans élévation du segment ST sur l’électrocardiogramme. Il apparait que la présence d’une obstruction microvasculaire est un facteur pronostique majeur, indépendamment des autres paramètres comme la taille de la nécrose ou la fonction ventriculaire gauche. De plus, les anomalies de perfusion persistantes plus de 10 minutes après injection du traceur ont une valeur pronostique bien plus forte que les anomalies de perfusion transitoires, visibles uniquement dans les 5 minutes suivant l’injection. L’ensemble de ces résultats confirme l’enjeu majeur que constitue le développement de nouvelles thérapeutiques ciblant spécifiquement le phénomène d’obstruction microvasculaire, comme les systèmes de thrombo-aspiration. Ces techniques nécessitent cependant une validation pour laquelle l’IRM semble être l’outil idéal.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (162 f.)
  • Annexes : Bibliographie f. 146-162

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  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Médecine-Pharmacie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2099U/2009/05BIS
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