Le Béton armé au Japon (1903-1945)

par Akio Sassia

Thèse de doctorat en Histoire des techniques

Sous la direction de André Guillerme.

Soutenue en 2009

à Paris, CNAM .


  • Résumé

    Le béton armé japonais constitue un exemple particulier d’une assimilation des techniques occidentales. Introduit par les Japonais eux-mêmes en 1903, ce matériau composite développe ses usages, se mêlant parfois aux techniques traditionnelles, pour permettre à la construction de résister aux tremblements de terre. Deux procédés japonais méritent attention : le béton armé de bambou et la construction « mixte » — ossature métallique enrobée de béton armé. Certaines dispositions d’armature et certains types de structure occidentaux sont potentiellement avantageux au plan sismique ; mais ces vertus ne semblent pas étudiées sérieusement en Occident. D’emblée, le Japon aborde le propos et, en 1922, un procédé parasismique calculable naît : le portique « mixte » contreventé par des murs en béton armé. Son efficacité est prouvée l’année suivante lors du terrible séisme de Kanto. Il tient son ascendance du poteau mixte et de la voûte armée d’arcs métalliques, techniques occidentales qui restent masquées par le succès du béton armé « ordinaire ». Les coques et voiles minces sont parasismiques grâce à leur légèreté et leur rigidité, mais ils voient tardivement le jour au pays du Soleil Levant. Trois facteurs semblent avoir freiné ces innovations : le manque d’expériences dans les voûtes maçonnées ; l’immaturité des recherches expérimentales ; le cloisonnement entre les ingénieurs civils et ceux spécialisés dans les bâtiments. C’est la seconde guerre mondiale qui résout ces problèmes et favorise une percée technologique. Les coques sont ainsi mises en pratique, et depuis, le Japon est une des figures de prou dans le domaine des structures spatiales.


  • Résumé

    Japanese reinforced concrete is an original example of the assimilation of Western technology. Introduced in 1903 by the Japanese themselves, the new material developed quickly, sometimes being mixed with traditional techniques, toward earthquake-proof structures. Two Japanese methods of construction merit particular attention: bamboo reinforcement and “composite” structures – steel frames covered with reinforced concrete. Several types of reinforcement and some kinds of structure developed in the West are potentially earthquake-proof, but very few studies were made there at the time to explore this potential. The Japanese addressed the subject from the start, and a calculable earthquake-proof system was created in 1922: “composite” rigid frames braced by reinforced concrete walls. It was proved effective the following year by the great earthquake of Kanto. The origins of the system can be found in the West: steel arches and stanchions covered with concrete. However these systems are dwarfed by “normal” reinforced concrete. Shell structures, which have a good aseismic potential due to their lightness and rigidity, developed very late in Japan. Three factors seem to have prevented this innovation: lack of experience in masonry construction; immaturity in experimental studies; lack of contact between civil engineers and building engineers. WWII resolved these problems and permitted a technological breakthrough. Shells were thus put into practice, and since then, Japan has been one of the leaders in the field of spatial structures.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (534 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 340-380. Lexique

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  • Bibliothèque : Conservatoire national des arts et métiers (Paris). Bibliothèque Centrale.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : Th A 671
  • Bibliothèque : Conservatoire national des arts et métiers (Paris). Bibliothèque Centrale.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : Th A 671 double
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