De la Domus à l'Oïkos : la spécificité des modes de l'appropriation des lieux chez la personne veillissante

par Elodie Bara

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Guy Tapie.

Soutenue en 2010

à Bordeaux2 .


  • Résumé

    Qu'est ce qui permet à l'homme de s'approprier les lieux ? Existe-t-il un spécificité des modes d'appropriation des lieux chez la personne vieillissante ? La prise en charge institutionnelle apporte-t-elle les conditions d'existence propices à une appropriation des lieux par la personne vieillissante ? C'est à cette problématique qu'entend répondre cette thèse. Une telle perspective suppose de rompre avec une conception naturaliste de la "personne âgée" qui consiste à l'appréhender exclusivement à partir de critères biologiques. Or, selon nous, la personne vieillissante ne peut se saisir qu'à condition de considérer simultane��ment les dimensions biologiques et culturelles de l'être humain. Cela, précisément, parce que le processus de vieillissement entraîne des altérations dans l'exercice de la raison humaine, notamment des facultés sociologiques qui permettent l'appropriation des lieux. Après avoir saisi l'importance que revêtent le corps et la personne dans l'environnement, nous nous interrogerons sur les conséquences qu'entraîne le processus du vieillissement dans l'appropriation des lieux, selon la structure d'habitat, de la Domus à l'Oïkos. Les lieux, le cadre bâti, constituent un facteur essentiel pour la personne et son schéma corporel. Mais suffit-il de se trouver dans un lieu, d'y vivre, pour être un habitant ? Domiciliée ou résidante, la personne vieillissante transforme-t-elle, à coup sûr, le cadre bâti en site, en chez soi ? Si, assurément, l'ouvrage n'est pas site, sa dimension architecturale n'en contribue pas moins fortement à stimuler la personne vieillissante, à la condition toutefois que sa conception lui permettre de s'y ajuster.

  • Titre traduit

    From Domus to Oîkos : the specificity in the way appropriate spaces in the aging person


  • Résumé

    What enables people to appropriate spaces ? Is there a specificitu in the way aging people appropriate spaces ? Do the institutional structures provide the supportive social conditions to favour the apropriation of places by aging persons ? This thesis intends to answer these questions. Such a project implies to break with a naturalist definition of "elderly people" which is exclusively based on biological criteria. In fact, according to us, we only can approach aging if we simultaneously take into account the biological and cultural dimensions of the human being. That precisely because the process of aging involves a decline of intellectual capacities, in particular the sociological abilities which allow the appropriation of spaces. After our presentation of the importance of the relationship between the body and the environment, we question the cosequences of the aging process, according to the housing structure, of the appropriation on spaces, from Domus to Oîkos. The spatial and built environment, constitute a crucial factor for a person and his/her body awareness. But is it enough to be in a space, to live in it, to become an inhabitant ? Does the aging person, residential or non-residential, transform definitly the built environment in a place, in an "at home" ? Whereas most certainly the building is not a place, its architectural dimension and its design strongly contributes to the way the aging person can adapt him or herself.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (361 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 353-358

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Bordeaux. Direction de la Documentation. Bibliothèque Sciences de l'homme.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : VTS 2009/3
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