Gradient d'urbanisation et communautés végétales d'espaces boisés : approche à plusieurs échelles dans trois agglomérations du Massif armoricain

par Jeanne Vallet

Thèse de doctorat en Biologie des organismes

Sous la direction de Françoise Rozé.

Soutenue en 2009

à Angers .


  • Résumé

    L'urbanisation croissante de ces dernières décennies amène aujourd'hui à considérer la place de la biodiversité dans les territoires urbains. Ce travail est centré sur l'étude des modifications de communautés végétales de petits espaces boisés (1. 5 ha en moyenne) le long d'un gradient d'urbanisation dans trois agglomérations du Massif armoricain : Angers, Nantes et Rennes. Les communautés végétales sont fortement modifiées par l'urbanisation. Les bois urbains sont plus riches en espèces exotiques mais restent dominés par des espèces indigènes et forestières. Cependant, la distribution des espèces indigènes est modifiée le long du gradient d'urbanisation et certains traits biologiques semblent associés à cette distribution. L'environnement local et en particulier le pH et la fertilité des sols semblent être les facteurs les plus importants en lien avec les modifications des communautés végétales. L'histoire des espaces boisés semble avoir une importance moindre. De plus, les caractéristiques de dispersion des espèces ne semblent pas être impliquées dans la distribution des espèces le long du gradient d'urbanisation. Au niveau de l'espace boisé, l'effet lisière est un déterminant important de la richesse spécifique, les lisières étant les plus riches en espèces aussi bien dans les bois urbains que ruraux. La banque de graines de la litière est affectée par la distance à la lisière mais elle est peu différente entre les bois urbains et ruraux. La composition de la banque de graines de la litière diffère largement de la composition de la végétation du bois. Les caractéristiques du milieu forestier empêchent probablement la germination d'un grand nombre d'espèces non forestières venant des habitats adjacents aux espaces boisés et sont donc importantes pour le maintien d'une végétation dominée par des espèces forestières. Ce travail permet d'ouvrir des perspectives pour une meilleure compréhension des mécanismes écologiques impliqués dans la réponse des espèces à l'urbanisation et pourrait contribuer à une meilleure intégration de ces espaces boisés dans l'aménagement des villes.


  • Résumé

    The increase of urbanization during the last decades (and the related losses of biodiversity) has resulted in a need to consider biodiversity conservation in urban areas. The present study focuses on the changes in plant communities of small woodlands (about 1. 5ha) along an urban-rural gradient in three urban areas of the Massif armoricain in north-western France. Plant communities are strongly affected by the degree of urbanization. Urban woodlands are richer in exotic species but indigenous and forest species are dominant in all woodlands. However, the abundance of some indigenous species changes along the urban-rural gradient which may be related to their biological attributes. The local environment, in particular soil pH and soil fertility, seems to be the most important factor determining community differences along the gradient. Forest history and the dispersal ability of species are of minor importance in explaining these differences. At the scale of individual woodlands, the edge effect is an important factor influencing species richness: edges are richer in species in urban as well as in rural woodlands. The species richness of the litter seed bank changes with distance from the edge but is not much different between urban and rural woodlands. Species composition differs largely between litter seed bank and established vegetation. Non-forest species are more frequent in the litter seed bank than in the established vegetation indicating reduced seedling recruitment compared with forest species (that are dominant in the established vegetation). This work contributes to a better understanding of ecological mechanisms involved in the response of plant species to urbanization and could improve the integration of woodlands in urban planning and management.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (292 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 121-134

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  • Bibliothèque : Université d'Angers. Service commun de la documentation. Section Lettres - Sciences.
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