Synthèse de polyesters biodégradables par des lipases produites par des micro-organismes lipolytiques, isolés de feuilles à cuticule épaisse, et par une lipase immobilisée, le novozym 435
| Auteur / Autrice : | Laurent Goujard |
| Direction : | Elisée Ferre |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biosciences de l'environnement |
| Date : | Soutenance en 2009 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L'objectif de cette thèse a été la synthèse par voie enzymatique de polyesters biodégradables à partir de ressources renouvelables provenant de productions d'oléagineux: le glycérol et le diacide oléique (D18 :1). Pour résoudre le problème économique lié au coût du biocatalyseur le plus efficace en polyestérification, la lipase immobilisée de Candida antarctica B (Novozym 435), de nouvelles lipases d'origine microbienne ont été recherchées dans des litières d'espèces végétales méditerranéennes. Dans ce but, a été développée une méthodologie permettant de mesurer le potentiel de synthèse d'enzymes lipolytiques, produites par des micro-organismes dégradant un polyester naturel, la cutine des feuilles. Une bactérie thermophile (BT2) a ainsi été sélectionnée parmi les souches isolées. Sa capacité à catalyser des polyestérifications a été évaluée et comparée à celle du Novozym 435. Ce dernier a été aussi utilisé pour mettre au point un système de synthèse en milieu fondu. Il a permis l'obtention d'un élastomère ayant un poids moléculaire supérieur à 134 kDa. Des mesures de biodégradabilité ont montré que ce polyester produit par voie enzymatique se minéralisé plus vite que des polyesters produits par chauffage à 160°C et 180°C. L'impact de la teneur en eau, du ratio molaire glycéroVacide, de la quantité d'enzyme dans le milieu réactionnel a été analysé.