Trafic intracellulaire de bactéries intracellulaires au sein des macrophages

par Lionel Pretat

Thèse de doctorat en Pathologie humaine. Maladies infectieuses

Sous la direction de Eric Ghigo.

Soutenue en 2009

à Aix Marseille 2 .


  • Résumé

    De nombreuses bactéries pathogènes possèdent un mode de vie intracellulaire qui les met à l’abri de la réponse immune. On distingue les bactéries intracellulaires facultatives, capables de se multiplier hors des cellules, des bactéries intracellulaires strictes, qui ne peuvent survivre que dans leurs cellules hôtes. Différents types cellulaires peuvent être infectés par les bactéries intracellulaires mais les cellules myéloïdes sont des hôtes privilégiés de ces bactéries. Les macrophages jouent un rôle essentiel dans la mise en place de la réponse immune, étant à la fois initiateurs et effecteurs de la lutte antibactérienne. Initiateurs puisque, dès la pénétration de la bactérie dans l’organisme, certaines fonctions du macrophage telles que le chimiotactisme, la phagocytose et la production de cytokines sont activées. Ces fonctions constituent l’immunité naturelle. Les macrophages sont aussi initiateurs de la réponse immune spécifique puisqu’ils présentent l’antigène aux lymphocytes T. Grâce à des molécules de costimulation, ils activent les lymphocytes T qui acquièrent alors la capacité de produire des cytokines essentielles dans la lutte contre les microorganismes intracellulaires. Ces cytokines d’origine lymphocytaire, et en particulier l’interféron gamma (IFN-), activent à leur tour le potentiel microbicide des macrophages qui deviennent de puissants effecteurs de la lutte antibactérienne. Tandis que nombre de germes extracellulaires sont détruits par les macrophages avant même l’activation de l’immunité adaptative, l’élimination des microorganismes intracellulaires nécessite la coopération entre les macrophages et les lymphocytes T. Les puissantes capacités lytiques des macrophages activés nécessitent d’être finement régulées. Ainsi, le macrophage est en permanence soumis à l’action de cytokines activatrices et inhibitrices, de diverses origines cellulaires, agissant de façon autocrine et/ou paracrine. Ces cytokines constituent un réseau complexe qui contrôle l’état d’activation des macrophages. La capacité phagocytaire des macrophages et leur longue durée de vie en font des hôtes privilégiés pour les microorganismes à développement intracellulaire. Ainsi, de façon paradoxale, les bactéries intracellulaires résident principalement dans des cellules normalement destinées à les détruire. Pour survivre et se multiplier dans des cellules hôtes dotées d’un tel pouvoir lytique, les agents pathogènes ont donc été contraints d’élaborer divers mécanismes d’échappement à la réponse immunitaire. De nombreuses étapes de l’activation des macrophages sont ainsi susceptibles d’être affectées. Les bactéries intracellulaires peuvent moduler l’activation des monocytes/macrophages en induisant la synthèse de cytokines inhibant leurs propriétés microbicides. Elles peuvent également altérer le trafic intracellulaire et se retrouver alors dans une vacuole permettant leur survie et leur développement. L’objectif de ma thèse est d’étudier les mécanismes mis en place par des agents pathogènes tels que Tropheryma whipplei et Coxiella burnetii pour bloquer la maturation du phagosome dans lequel elles survivent.

  • Titre traduit

    Intracellular trafficking of pathogens within macrophages


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  • Détails : 1 vol. (114 f.)
  • Annexes : Bibliogr. 76 réf. Index

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