La société urbaine à Tours et l’animal (14e-17e s.) : approche archéozoologique

par Olivier Cotté

Thèse de doctorat en Histoire. Archéologie

Sous la direction de Élisabeth Lorans et de Henri Galinié.

Soutenue le 04-12-2008

à Tours , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours) , en partenariat avec Laboratoire Archéologie et territoires (Tours) (équipe de recherche) et de Cités Territoires Environnement et Sociétés (Tours) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Jean-Denis Vigne.

Le jury était composé de Marie-Pierre Horard-Herbin.

Les rapporteurs étaient Rose-Marie Arbogast, Patrice Beck.


  • Résumé

    Ce travail de recherche a été réalisé à partir de l’étude de plus de 64 000 restes osseux provenant de 39 ensembles chrono-stratigraphiques issus de 7 sites répartis entre la ville et ses faubourgs. A l’aide de ce mobilier inédit, cette étude s’est attachée à appréhender, au travers des restes osseux, la ville dans ses dimensions économiques, culturelles et sociales entre les 14e et 17e siècles. Ainsi, au travers des études des proportions d’espèces, des âges et des sexes des animaux consommés, il a été possible de dresser les grandes tendances de l’approvisionnement de la ville durant ces quatre siècles tout en s’attachant à montrer la multiplicité des modes d’acquisition des animaux domestiques comme sauvages. Pour s’approvisionner en bétail, Tours met à contribution non seulement les élevages locaux consacrés à la production de viande mais aussi ceux qui produisent lait et laine. Ce travail a aussi mis en lumière aux portes de la ville le traitement industriel des carcasses de bœufs (traitement boucher et collecte de graisse). Cette étude a permis de caractériser le régime en viande des citadins et de différents contextes sociaux de la ville et notamment de mettre en évidence la grande différence dans le régime en viande qui existe à Tours entre les élites religieuses, qui se nourrissent de pièces de viande de qualité, et le reste de la population, plus particulièrement les commerçants et artisans urbains, dont l’alimentation est marquée par une forte consommation d’abats.

  • Titre traduit

    Urban society and animals in Tours (14e-17e C.) : zooarcheological approach


  • Résumé

    This research was conducted on the basis of over 64,000 bone remains from 39 chronostratigraphic units gathered from 7 sites located throughout the city of Tours and its immediate surroundings. The objective of this study was to use this unprecedented collection to size the economic, cultural and social dimensions of the city from the 14th to the 17th century through faunal remains. Thanks to the analysis of the proportions of species of animals eaten by age and gender, it is possible to define the main trends of meat supply in Tours over the period of time considered as well as to describe the many different ways of acquiring domestic and wild animals. In order to cater to its cattle need, Tours used local livestock bred for meat as well as milk and wool production. This research also sheds light on the industrial processing of beef carcasses (meat processing and fat collection). It is also possible to define the meat diet of city dwellers and of various social contexts of the city, highlighting for instance the difference in the meat diet of the religious elite, who ate prime cuts, and the rest of the population, more specifically city shopkeepers and craftsmen, whose diet mainly comprised of offal.


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