Recherche de nouveaux composés à activités antipaludiques à partir des différentes pharmacopées traditionnelles

par Patrice Njomnang Soh

Thèse de doctorat en Innovation pharmacologique

Sous la direction de Françoise Benoît-Vical et de Antoine Berry.

Soutenue en 2008

à Toulouse 3 .


  • Résumé

    Les résistances de plus en plus nombreuses aux antipaludiques constituent un problème majeur de santé publique. Les besoins en nouvelles alternatives thérapeutiques sont cruciaux. Bien que diverses stratégies soient explorées de nos jours, le screening de nouvelles molécules isolées de produits naturels ou issues de la médecine traditionnelle est de mise. Notre travail a consisté à la recherche de nouveaux antipaludiques issus de la pharmacopée africaine par la méthode ethnopharmacologique, le fractionnement chimique bio-dirigé et le screening des molécules d'origines naturelles ayant une activité antitumorale. Les tests de laboratoire ont consisté à l'étude des activités in vitro sur souches de Plasmodium falciparum de laboratoire et in vivo sur modèles murins de paludisme. En parallèle, pour les molécules et extraits actifs présentant un potentiel antipaludique prometteur, leur toxicité a été évaluée in vitro et in vivo. Les résultats obtenus nous ont permis de valider l'usage de certaines plantes dans le traitement du paludisme. Chrozophora senegalensis (Sénégal), Phyllanthus niruri (République Démocratique du Congo), Cognauxia podoloena (Congo-Brazzaville) et Sebastiania chamaelae (Niger) se sont avérés présenter une réelle activité antipaludique. Le fractionnement chimique bio-dirigé a permis d'identifier des molécules actives. Deux molécules ont fait l'objet d'explorations plus poussées. Il s'agit de l'acide ellagique et de la girolline. La girolline a montré une activité élevée sur Plasmodium mais des index de sélectivité et thérapeutique médiocres. Par ailleurs, l'acide ellagique a montré une importante activité antipaludique in vitro, une synergie avec la chloroquine, la méfloquine, l'atovaquone et l'artésunate, et une efficacité in vivo sur modèles murins de paludisme après traitement par voie intraperitonéale. Son activité antioxydante a été prouvée. Des expérimentations sont en cours pour réduire la toxicité de la girolline par pharmaco modulation et comprendre le mécanisme d'action antiparasitaire de l'acide ellagique.

  • Titre traduit

    Ethnopharmacology and new antimalarial molecules


  • Résumé

    Resistance against wide range of antimalarial is a public health problem in endemic zones of malaria. The search of new antimalarial molecules is crucial. Many strategies are explored today and one interesting approach is to study natural products, particular those that have been used in traditional medecine. Ethnopharmacology in Sub-Saharan Africa, bioguided fractionation and screening of marine molecules were our strategie in the research of new antimalarial molecules. Our project consisted of exploring the antimalarial properties of plant extracts and molecules, beginning by in vivo and in vitro antimalarial activity and toxicity, the parasitic stage of molecules or extract activity and the possible potentiation of molecules with current antimalarial drugs. The results showed interesting antimalarial activities of extracts and molecules from Chrozophora senegalensis (Senegal), Phyllanthus niruri (Democratic republic of Congo), Cognauxia podolaena (Congo-Brazzaville) and Sebastiania chamaelea (Niger). The molecules indentified by bioguided fractionation were explored. Girolline showed interesting antimalarial activity in vitro and in vivo with poor selectivity and therapeutic indexes. Moreover, ellagic acid showed interesting antimalarial activity without toxicity. More experiments are needs to understand his antimalarial mechanisms. For girolline, an important pharmacomodulation is envisaged with the preservation of the aminoimidazole ring, to maintained antimalarial activity and reduce toxicity.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (164 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 129-134

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paul Sabatier. Bibliothèque universitaire de sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2008TOU30166
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 9934
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.