Figures féminines dans l'œuvre latine de Pétrarque

par Rebecca Lenoir

Thèse de doctorat en Lettres et langues classiques. Latin

Sous la direction de Henri Lamarque.

Soutenue en 2008

à Toulouse 2 .

  • Titre traduit

    Feminine figures in Petrarch's latin work


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  • Résumé

    Pétrarque c'est à la fois la tendance hostile au féminisme idéalisé, l'exaltation de la femme de l'amour courtois, la passion profane ou le sacrifice féminin, la beauté la plus charnelle ou la plus sacrée … en résumé, la totalité d'un "cantar che nell'anima si sente", d'un chant qui se perçoit dans les âmes. Les figures féminines de l'œuvre latine nous révèlent des aspects fondamentaux de Pétrarque, dans ces "diverses militiae existentielle, artistique et civile" qui forment sa vie d'écrivain. Nous partirons de la place des femmes au 14e et des échos que nous en a laissés Pétrarque : comment vivent les femmes ? Quels sont leurs prérogatives, leurs devoirs, leurs bonheurs et leurs malheurs ? Comment accèdent-elles au savoir et à une forme de reconnaissance ? Mais le sexe faible ne se dit pas avec n'importe quels termes. Il exige des vocables et des catégories précises ; il nous fait découvrir une forme d'innovation dans l'écriture des femmes chez Pétrarque. Et nous retrouvons chez lui une originalité semblable quand il emprunte des "exemples" féminins à ses prédécesseurs ou contemporains. Griselda, Mélanie ou Marie-Madeleine, les Sibylles ou les déesses païennes disent aussi les liens des femmes avec le surnaturel, qui prennent dans l'œuvre latine des aspects parfois surprenants. Le quotidien des hommes et des femmes, les grands exemples du passé, le sacré : le projet de l'écrivain est vaste et aborde tous les sujets. Toutes ces facettes constituent l'histoire humaine ouvrant des perspectives à la fois sur les rapports de l'auteur avec la scolastique de son époque et sur les innovations qu'il défendit en matière de poésie. Elles disent aussi ce qu'est l'épopée humaine pour Pétrarque, des origines du monde créé par Dieu aux limites de ce 14e siècle auquel l'auteur dénie toute forme de continuité avec des temps plus glorieux, comme ceux de la Rome antique.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (616 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 533-593. Index

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  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
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