Etude du pouvoir neutralisant des IgA sécrétoires dirigées contre le domaine V1/V2 de l'enveloppe du VIH-1 : comparaison d'une cohorte colombienne et d'une cohorte française

par Viviana Granados-Herbepin

Thèse de doctorat en Science de la vie et de la santé

Sous la direction de Christian Genin.

Soutenue en 2008

à Saint-Etienne , en partenariat avec Université Jean Monnet. Faculté de médecine Jacques Lisfranc (Saint-Étienne) (autre partenaire) .


  • Résumé

    Aujourd’hui, vingt six ans après le diagnostic du premier cas de SIDA, une soixantaine de millions de personnes ont été infectées par le VIH-1 dont environ plus de 33 millions sont encore vivantes. Chaque jour, plus de 6800 personnes sont infectées et plus de 5700 meurent du SIDA principalement en raison de l'insuffisance de la prévention et de l’accès aux traitements. Environ 90% de ces personnes infectées par le VIH-1 vivent dans des pays en voie de développement : l’Afrique sub-Saharienne qui en compte 22,5 millions et l’Asie du Sud-Est qui en compte 4,9 millions sont les deux régions les plus concernées. Cependant l’épidémie continue à s’étendre notamment en Inde et en Amérique Latine qui compte 1 ,6 millions de personnes infectées. Tous ces chiffres montrent bien la nécessité absolue d’un vaccin préventif efficace contre le VIH-1. Nous savons que l’un des principaux obstacles pour la réalisation d’un vaccin efficace contre le VIH-1 est sa grande diversité mais il est clair que l’un des objectifs majeurs d’un vaccin serait l’induction d’anticorps neutralisants capables d’agir préventivement contre un grand nombre de souches. Les principales voies de transmission du virus sont les muqueuses et les IgA sécrétoires (SIgA) sont les principaux anticorps qui exercent leur action par exemple en inhibant l’adhésion des antigènes à la surface des cellules épithéliales ou en se fixant à eux à l’intérieur des cellules épithéliales pour les transporter vers la lumière. Des SIgA neutralisantes présentes dans la salive parotidienne chez des patients infectés par le VIH-1 on été décrites. Dans cette étude, nous avons tout d’abord évalué la reconnaissance du domaine V1/V2 de la gp120 par les anticorps IgG et IgA sériques ainsi que les SIgA de salive parotidienne dans deux cohortes d’un pays du Sud et du Nord. Nous avons aussi évalué l’effet de la glycosylation sur la reconnaissance de V1/V2 par ces anticorps. Par ailleurs, nous avons étudié la capacité neutralisant des SIgA anti-V1/V2 sur des isolats primaires de sous-types différents (A, B et C) du VIH-1 dans les deux cohortes. Nous montrons que les protéines V1/V2 recombinantes issues de différentes souches sont bien reconnues par les anticorps sériques et sécrétoires dans les deux cohortes et que leur reconnaissance et glycosylation-dépendante. D’autre part, nous montrons aussi que les SIgA de salive parotidienne dans les deux cohortes peuvent avoir une capacité neutralisante sur différentes souches d’isolats primaires de VIH-1.


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  • Détails : 1 vol. (145 f.)
  • Notes : publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. en fin de volume

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  • Bibliothèque : Université Jean Monnet. Service commun de la documentation. Section Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : EMT 1
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