La vision esthétique du monde chez Frédéric Schiller

par Bochra Abbas

Thèse de doctorat en Philosophie. Esthétique

Sous la direction de Jean-Louis Vieillard-Baron.

Soutenue en 2008

à Poitiers , en partenariat avec Université de Poitiers. UFR de sciences humaines et arts (autre partenaire) .


  • Résumé

    Pour Schiller, le cours des événements a donné à l'esprit du temps une orientation qui menace de l'éloigner toujours plus de l'art idéaliste. Ce dernier a pour devoir de se détacher de la réalité et de se hausser avec une convenable audace au-dessus du besoin ; car l'art est fils de la liberté et il veut que sa règle lui soit prescrite par la nécessité inhérente aux esprits, non par les besoins de la matière. Or maintenant c'est le besoin qui règne en maître et qui courbe l'humanité déchue sous son joug tyrannique. Les lettres sur l'éducation esthétique de l'homme de Schiller, tentent une reconstruction de la civilisation, à l'aide de la force libe��ratrice de la fonction esthétique ; celle-ci alors envisagée comme contenant la possibilité d'un nouveau principe de réalité. La beauté prépare donc la moralité en permettant à la volonté de s'affirmer dans son autonomie. L'homme n'a plus qu'à vouloir pour agir en vue de fins raisonnables, pour décider dans quelle mesure il veut être ce qu'il doit être, c'est-à-dire un homme. Et Schiller de proposer à nos efforts une longue éducation esthétique, dont il attend des conséquences importantes pour la vie des sociétés. Il s'est en effet convaincu que la liberté politique ne peut être la prérogative que de citoyens qui, parce qu'ils se sont ennoblis par la beauté, sont devenus capables de liberté morale. La belle âme est le produit le plus pur de l'éducation esthétique et morale. Il s'agit simplement de l'accord entre la raison et le sentiment.

  • Titre traduit

    The aesthetic vision of the world at Fredric Schiller


  • Résumé

    For Schiller, the lesson of events gave in spirit of the age an orientation which threatens to move it away always more idealistic art. This last has to have to break loose from reality and to rise up with proper one boldness above the need ; because art is threads of freedom and he wants his rule to be prescribed to him by inherent necessity in minds, not by needs of material. And now it is the need which reigns in master and that bows the humanity striped under its tyrannical yoke. Letters on the aesthetic education of the man of Schiller attract a reconstruction of civilization, with the aid of the liberating force of aesthetic function ; this one then envisaged as to be containing the possibility of a new principle of reality. Beauty prepares morals therefore by allowing will to become apparent in its self-government. The man does not have more than to want to act with the aim of reasonable aims, to decide in which measure there wants to be what he must be, that is to say a man. And Schiller to offer in our efforts a long aesthetic education, from which he expects for important consequences for the life of societies. It persuaded himself in effect that political freedom can be prerogative only of citizens who, because they ennobled by beauty, became able of moral freedom. Nice soul is the purest product of aesthetic and moral education. It is simply about agreement between reason and feeling.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (324 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 319-322. Notes bibliogr.

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