La confiance et ses fondements interpersonnels : réalité de la relation banque tunisienne-client

par Faten Ochi

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Suzanne Pontier.

Soutenue le 14-11-2008

à Paris Est , dans le cadre de Economie, Gestion Et Espace , en partenariat avec Institut de recherche en gestion (I.R.G.) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Bernard Pras.

Le jury était composé de Suzanne Pontier, Bernard Pras, Patricia Gurviez, Ulrike Mayrhofer, Abdelmajid Amine, Michaël Korchia.

Les rapporteurs étaient Patricia Gurviez, Ulrike Mayrhofer.


  • Résumé

    Dans la continuité des travaux de Doney et Cannon (1997), Morgan et Hunt (1994) et Sirdeshmukh et al (2002), cette recherche se propose de tester un modèle structurel intégrateur de la confiance, de ses antécédents et conséquences, appliqué au contexte de la relation banque-client en Tunisie. Ce modèle cherche à mesurer l’effet des facettes institutionnelle et interpersonnelle de la confiance sur l’orientation long terme du client, et ce pour deux structures de gouvernance (publique et privée). Les résultats de la recherche confirment les partis pris conceptuels. Ils valident la structure de la confiance en tant que construit à deux facettes (institutionnelle et interpersonnelle) et trois dimensions (compétence, intégrité et bienveillance). Les effets anticipés sur l’engagement s’avèrent, par contre, contrastés par rapport à ceux révélés dans des recherches antérieures. Ils donnent aux aspects interpersonnels (confiance interpersonnelle et traitement préférentiel) et affectifs (satisfaction) de la relation un poids particulier par rapport aux aspects institutionnels (confiance institutionnelle et valeur perçue) dont les effets s’avèrent faibles, surtout dans la banque publique. Contrairement aux contextes européens et nord américains, la dimension sociale de l’échange s’avère déterminante en matière de construction de relations de confiance dans le contexte tunisien. Les résultats témoignent de l’encastrement de la relation bancaire dans le réseau des connaissances personnelles des individus et mettent en avant l’importance des liens faible, au sens de Granovetter, dans l’engagement du client.


  • Résumé

    In the continuity of the work of Doney and Cannon (1997), Morgan and Hunt (1994) and Sirdeshmukh and al (2002), this research tests a structural model integrating trust, its antecedents and consequences in the context of bank-client relationship in Tunisia. This model seeks to measure the effect of institutional and interpersonal facets of trust on the commitment of the client in his relationship with his bank, and this for two structures of governance (public and private). Research results confirm the conceptual bias, and validate the structure of trust as a two-facet (institutional and interpersonal) and three-dimensional (competence, integrity and benevolence) construct. The anticipated effects on commitment are, in contradiction, contrasting compared to those revealed in previous studies. They accord a particular interest to interpersonal (trust and preferential treatment) and affective (satisfaction) aspects of the relation vis–a-vis institutional aspects whose effects proved to be weak. In contrast to European and North American cultures, the social dimension of trade is crucial in building trust in the Tunisian context. The results demonstrate the embeddedness of the banking relationship in to the network of individuals and they underline the strength of weak ties, as apprehended by Granovetter, in the commitment of the client.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (443 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 255-279.

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