Contraintes institutionnelles et réglementaires et le secteur informel à Djibouti

par Ismael Mahamoud Houssein

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Philippe Adair.

Soutenue le 19-09-2008

à Paris Est , dans le cadre de École doctorale Économie, Gestion et Espace (Créteil) , en partenariat avec Equipe de Recherche sur l'Utilisation des Données Individuelles Temporelles en Economie (équipe de recherche) .

Le président du jury était Gérard Duchêne.

Le jury était composé de Philippe Adair, Gérard Duchêne, Jacques Charmes, Jean-Pierre Lachaud, Michel Lelart.

Les rapporteurs étaient Jacques Charmes, Jean-Pierre Lachaud.


  • Résumé

    Cette thèse vise à identifier les contraintes institutionnelles et réglementaires qui limitent le développement des unités informelles à Djibouti en faisant à la fois une analyse microéconomique et macroéconomique. L’examen des institutions montre que des habitudes (corruption, passe droit) en matière de règlement de l’administration créent des coûts de transaction et obligent les micro-entreprises à se réfugier dans le secteur informel. Un modèle de régression montre que la qualité de la justice (mesurée par l’indicateur de Rule of Law de la Banque mondiale) est une variable déterminante pour expliquer le poids de l’économie non observée et donc celui du secteur informel, dans le PIB officiel. La dynamique des micro-entreprises est appréhendée à partir de 2 enquêtes (2001 et 2005) portant sur le même échantillon. L’analyse de la mobilité à l’aide de matrices de transition révèle l’existence non pas d’un seul seuil infranchissable, mais plutôt de trois (1 actif, 2-5 actifs, 6-9 actifs et 10 actifs et plus) et confirme la thèse du «missing-middle». L’analyse factorielle discriminante indique que la légalité est une variable déterminante pour expliquer le blocage apparent des micro-entreprises au-delà de 6 à 9 actifs. Enfin, l’enquête 2007 sur les activités de transfert d’argents (hawalas) montre leur impact important sur le plan macroéconomique ; elle suggère la prise en compte de la spécificité et de l’utilité de ces institutions comme un dispositif complémentaire aux banques dont l’intégration dans le système financier formel devrait être facilitée.

  • Titre traduit

    Institutional and regulatory and the informal sector in Djibouti


  • Résumé

    This research seeks to detect the institutional and regulatory constraints that limit the development of informal units in Djibouti by both the macroeconomic and microeconomic analysis. The review shows that institutional habits (corruption, going right) in regulation created transaction costs and force small businesses to take refuge in the informal sector. A regression model shows that the quality of justice (as measured by this indicator of Rule of Law of the World Bank) is a determining variable in explaining the weight of the non-observed economy and hence the informal sector in GDP official. The dynamics of micro-enterprises is approached from 2 surveys (2001 and 2005) on the same sample. The analysis of mobility through transition matrices reveals the existence of three thresholds (1 employee, 2-5 employees, 6-9 employees and 10 employees and more) and not only one single threshold, albeit it confirms the thesis of «missing-middle». The discriminating factor analysis indicates that the law is a crucial variable that explains the apparent blocking of micro-enterprises beyond 6 to 9 employees. Finally, the 2007 survey on the money transfer activities (hawalas) shows that these institutions have a significant impact on the macroeconomic level and suggests that their usefulness and specificity should be taken into account in order to integrate this banking device within the formal financial system.


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