Gendertronics : toward a "lecture féminine" of emerging musical technologies and their aesthetics : gerhard Stäbler, Terre Thaemlitz, Miss Kittin

par Joyce Shintani

Thèse de doctorat en Arts

Sous la direction de Martin Laliberté.

Soutenue le 12-04-2008

à Paris Est , dans le cadre de Entreprise, Travail, Emploi , en partenariat avec Littérature, Savoirs et Arts (LISAA) (laboratoire) .

Le jury était composé de Martin Laliberté, Paul Attinello, Rolf Grossmann, Makis Solomos.

Les rapporteurs étaient Paul Attinello, Rolf Grossmann.

  • Titre traduit

    Gendertronics : vers une "lecture féminine" des esthétiques et des technologies musicales émergentes : gerhard Stäbler, Terre Thaemlitz, Miss Kittin


  • Résumé

    Depuis les années 80, le développement rapide des nouvelles technologies microélectroniques a donné naissance à une nouvelle génération d’oeuvres d’art musicales. Souvent, ces oeuvres profitent d’une approche analytique provenant de la théorie des médias. En même temps, de nouveaux courants dans la philosophie ainsi que dans les études culturelles ont engendré une nouvelle notion de genre (anglais : gender), qui vient s’établir dans la musicologie anglo-américaine et, de manière plus conscrite, dans la musicologie allemande ; jusqu’ici, elle ne s’établit guère dans la musicologie française. Cette thèse entreprend une investigation théorique d’oeuvres d’art électroniques, tout en utilisant la notion de gender : gender + electronic = gendertronics. Pour cette investigation, des notions sont employées dérivant de la lecture féminine : une approche pluridisciplinaire associée à l’écriture féminine d’Hélène Cixous (* 1937), écrivain et théoricienne poststructuraliste. Puisque ni la lecture féminine ni la théorie des médias ne prend en compte des éléments musicaux, cette investigation incorpore également des aspects de l’analyse musicale. Trois artistes sont considérées : Gerhard Stäbler (*1943), Terre Thaemlitz (*1968) et Miss Kittin (*1973). L’investigation trace le développement des notions de « sujet » et de « matériau musical » depuis la théorie poststructuraliste et la musique contemporaine jusqu’à des notions philosophiques émergentes du « corps ». Une considération particulière est le genre musical electronica, repérant ses antécédents dans la musique électronique expérimentale en Europe du vingtième siècle et dans les musiques populaires de danse aux Etats-Unis dans les années 80 et 90. L’investigation cherche à joindre les recherches récentes dans ces domaines. Elle ouvre de nouvelles pistes et propose des nouveaux outils pour explorer plus profondément le domaine émergent des gendertronics


  • Résumé

    Since the 1980s, rapid development of new micro-electronic technologies has spawned a new generation of musical art works employing electronic means. These artworks are often theoretically approached using media theory. Contemporaneously, new developments in philosophy and in cultural studies have given rise to the new notion of gender, which has since found its way into Anglo-American musicological and, to a more limited degree, into German musicology, though not at all into French. The present work undertakes a gendered theoretical investigation of electronic art works – gender + electronics = ‘gendertronics’. For the investigation, notions stemming from lecture féminine are employed, a pluralistic reading approach associated with écriture féminine of the poststructuralist theorist/writer Hélène Cixous (born 1937). Since neither lecture féminine nor abovementioned media theory takes musical elements into account, this investigation also draws on music analysis. Aspects of the works of three artists are considered: Gerhard Stäbler (born 1943), Terre Thaemlitz (born 1968), and DJ Miss Kittin (born 1973). The investigation traces the development of the topics ‘Subject’ and ‘musical material’ from poststructuralist and New Music theory of the 20th century to emerging new philosophical notions of the body. Particular attention is given to the development of the musical genre ‘electronica’, tracing its antecedents from European experimental electronic music of the 20th century and from American popular dance music of the 80s and 90s; subgenres treated include rave, glitch, clicks-and-cuts, electroclash, techno, electro, ambient, and house. The investigation complements recent research addressing lacunae in these areas and offers new paths and tools for future investigation in the emerging area of gendertronics

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