Évaluation de l'aérocontamination fongique dans les environnements intérieurs

par Adélaïde Nieguitsila

Thèse de doctorat en Parasitologie-Mycologie

Sous la direction de Jacques Guillot et de Sophie Latouche-Cottenot.

Soutenue le 26-06-2008

à Paris Est , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de la Vie et de la Santé (Créteil ; 2010-2015) , en partenariat avec Biologie moléculaire et immunologie parasitaires et fongiques (équipe de recherche) et de Biologie moléculaire et immunologie parasitaires et fongiques (laboratoire) .


  • Résumé

    Le contrôle de l’aérocontamination fongique est devenu un objectif majeur pour préserver la santé humaine et animale. L’évaluation de l’aérocontamination fongique fait classiquement appel aux techniques de mise en culture ou de dosage de composants fongiques présents dans l’air. Ces techniques présentent des inconvénients. C’est la raison pour laquelle, nous nous sommes fixés comme objectif de mettre au point des méthodes d’analyse alternatives utilisant des outils de biologie moléculaire. Dans un premier temps, nous avons comparé plusieurs techniques de prélèvements d’air dans des environnements intérieurs présentant une contamination plus ou moins élevée. Nous avons, par la suite, optimisé les conditions d’extraction de l’ADN fongique à partir de prélèvements d’air. L’ADN extrait a été amplifié par PCR « semi-nichée » avec des amorces universelles permettant d’amplifier une partie de l’ARNr 18S de champignons. Par la suite, nous avons utilisé la TTGE (Temporal Temperature Gradient Electrophoresis) et la D-HPLC (Denaturing High Performance Liquid Chromatography) pour séparer les amplificats. Chaque produit de PCR a été identifié par séquençage direct après purification. La comparaison des espèces identifiées par ces techniques avec celles qui sont obtenues par la méthode classique (culture) apporte de meilleurs renseignements sur la qualité fongique d’un même prélèvement d’air. L’application de ces techniques dans des environnements à différents niveaux de contamination a permis de déduire que l’étude de l’évaluation de l’aérocontamination fongique se fait par l’association de la culture et des méthodes moléculaires

  • Titre traduit

    Evaluation of fungal aerocontamination in indoor environments


  • Résumé

    Fungal spores represent a significant part of the biological contaminants that could be detected in air. Exposure to fungi has been associated with several types of human or animal health problems (mycosis, allergy, mycotoxicosis). To evaluate the relationship between airborne fungi potential and adverse health effect, the fungal types and their relative frequencies in air need to be investigated. Traditional methods for fungal identification (culture and microscopy analysis) are laborious, time-consuming and require expertise. To replace cultivation, several techniques have been proposed. This study showed that molecular techniques (PCR-TTGE or Temporal Temperature Gradient Electrophoresis and PCR-DHPLC or Denaturing High Performance Liquid Chromatography) allowed the separation of amplificons corresponding to distinct fungal species that may be encountered in air. Both methods were proved to be appropriate for analysis of complex fungal communities. The detection and the molecular identification techniques were adapted for the evaluation of indoor airborne fungal contamination. The cultivation method and culture-independent techniques were further compared for the analysis of fungal aerosols from different sites


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