La réaction philosémite à l'épreuve de l'histoire juive

par Ivan Segré

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Daniel Bensaïd.

Soutenue en 2008

à Paris 8 .


  • Résumé

    Au croisement de la philosophie, de la sociologie et des sciences politiques, La réaction philosémite à l’épreuve de l’histoire juive se propose de mener à bien l’analyse et la théorie complète d’une modalité contemporaine du discours réactionnaire français. Après les attentats du onze septembre 2001 est apparu en France un courant idéologique renouant avec le mot d’ordre de la « défense de l’Occident », tel que l’extrême droite notamment française avait pu en élaborer le contenu et la forme dans l’entre-deux Guerres, affirmant alors sa parenté idéologique avec le fascisme (italien) et l’antisémitisme (allemand). Toutefois, la particularité de son avatar contemporain, c’est d’une part qu’il se présente comme une « défense de la démocratie », et d’autre part qu’il s’organise autour des deux mots d’ordre que sont « la défense du sionisme » et « la lutte contre l’antisémitisme ». Ce travail de recherche démontre que, par delà ce réhabillage rhétorique, le contenu idéologique demeure pour l’essentiel inchangé, constituant l’invariant d’un courant intellectuel et politique qu’il convient précisément de qualifier de réactionnaire, en ce sens qu’il ne repose sur aucun contenu de pensée affirmatif, mais sur la peur, notamment de l’ « étranger », du « révolutionnaire », ou plus simplement du « peuple », mais aussi, au-delà, sur la peur du philosophe, et des juifs.


  • Résumé

    At the intersection of philosophy, sociology and political science, The Philo-Semitic reaction as demonstrated by Jewish History is an attempt to conduct an analysis and elaborate a complete theory of a contemporary modality of French reactionary discourse. After the attacks of the 11th September 2001 an ideological current appeared in France, reviving the call for the “defence of the West”, the form and content of which the French extreme right in particular had been able to elaborate between WWI and WWII, thus affirming its ideological relation to (Italian) fascism and (German) anti-Semitism. Nevertheless, the particularity of its contemporary avatar is on the one hand that it presents itself as a “defence of democracy”, and on the other, that it organises itself around two watchwords, namely “the defence of Zionism” and “the fight against anti-Semitism”. This thesis demonstrates that, beyond such rhetorical rebranding the ideological content remains essentially unchanged, constituting the invariant of an intellectual and political current that should accurately be qualified as reactionary, in the sense that it is based not on any content of affirmative thought, but on fear, notably of the “foreigner”, the “revolutionary”, or more simply the “people”, but also, beyond that, on the fear of the philosopher, and of the Jews.

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Informations

  • Détails : 1 vol. ([623] f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 245-255 et 595-609

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 3095
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