La camera obscura : philosophie d'un appareil

par Martine Bubb

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Jean-Louis Déotte.

Soutenue en 2008

à Paris 8 .


  • Résumé

    Ma thèse porte sur la "camera obscura" en tant qu'appareil, un appareil se différenciant d'un simple dispositif par son caractère technique et poïétique. Dans cette optique, il importe moins de se pencher sur la "camera obscura" en tant qu'outil pour savants ou artistes, que de réfléchir à la façon dont elle dépasse largement ce rôle, en structurant la pensée et la pratique. On pourra alors la considérer comme un appareil à part entière, au même titre que le musée, la photographie, le cinéma ou la perspective. Il faudra le démontrer en insistant plus particulièrement sur le rapport perspective / "camera obscura". Cette dernière, selon moi, est paradigmatique d'une nouvelle vision qui apparaît dans l'art hollandais du XVIIème siècle puis dans la peinture romantique allemande du XIXème. Si elle a été utilisée dès le Moyen-Age par les astronomes arabes, la "camera obscura" ne devient un appareil qu'au XVIIème, car elle génère alors de l'art, des significations, de la pensée. . . En particulier avec Kepler et Vermeer. Mais l'art hollandais a été longtemps ignoré ou étudié selon les critères de l'art italien, qui privilégie le dessin. C'est pourquoi il serait temps de faire sortir de l'ombre cette "oubliée de l'histoire" qu'est la "camera obscura" et avec elle, la couleur, la lumière, l'imaginaire. Quel est le "monde" de la "camera obscura", comment pose-t-elle le problème de l'articulation entre réel et représentation ? Quelle pensée et quel sujet génère-t-elle, quels concepts implique-t-elle ? Nous avons tenté de déterminer la spatialité et la temporalité de cette entité technique et poiétique, et plus généralement de comprendre sa philosophie.

  • Titre traduit

    The camera obscura : philosophy of an apparatus


  • Résumé

    My thesis is about the "camera obscura" as an apparatus; an apparatus which differentiates between a simple device through its technical and symbolic characteristics. From this point of view, it is less likely to treat the "camera obscura" as a tool for scientists or artists, but to focus more, on the way it goes widely beyond this function through structuring thought and practice. It is possible therefore, to consider this apparatus as a full entity, in the same light as the museum, cinema, photography or perspective. It must be broken down, insisting particularly on the ratio between perspective and "camera obscura". In my opinion, the latter is paradigmatic of a new vision, such as that which appears in XVIIth century Dutch art and XIXth century German romantic paintings. If it had been used during the Middle Ages by the Arab astronomers, the "camera obscura" did not become an apparatus until the XVIIth century, because only then does it generate art, meaning and thought, notably with Kepler and Vermeer. However, Dutch art had long been ignored or studied within the Italian art criteria which concentrated more on drawings. That is why it would be time to take out this "neglected part of history" from the shadows, i. E. The "camera obscura"; and with it, colour, light and imagination. What is this world of the camera obscura ? How does it deal with the articulation between what is real and what is considered as a representation? What thoughts and which themes does it generate; what concepts does it imply? We have attempted to determine the spatiality and temporality time-frame of this technical and symbolic entity and moreover, its own philosophy.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 2010 par l'Harmattan à Paris

La camera obscura : philosophie d'un appareil


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La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (442 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. et filmogr. p. 419-439

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