Développement agricole et résistances des économies paysannes

par Silvia Pérez-Vitoria

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Kostas Vergopoulos.

Soutenue en 2008

à Paris 8 .


  • Résumé

    La première partie, partant des théories de l'après-développement et de l'agroécologie, analyse le développement agricole en tant que processus de destruction : élimination des paysanneries, considérables dégâts environnementaux, incapacité à nourrir l'humanité. La deuxième partie étudie les caractéristiques des économies paysannes qui ont trait à l'usage de la terre, le travail familial, l'autoconsommation, la gratuité, l'entraide, les savoirs locaux et la rationalité paysanne. Ces spécificités leur ont permis de développer des stratégies de résistance et de luttes qu’elles ont développé pour survivre, pour garder le contrôle des ressources, pour se maintenir en tant que paysans, voire pour reconstituer des communautés paysannes. La troisième partie resitue la problématique paysanne dans le contexte de la mondialisation. Celle-ci a accentué les processus destructeurs du développement agricole. Mais de nouveaux mouvements paysans sont apparus porteurs d'alternatives au domaine dominant avec des propositions touchant à ,la souveraineté alimentaire, la biodiversité, la relocalisation de la production et de la commercialisation, des pratiques culturales nouvelles, une récupération des savoirs paysans. En conclusion cette recherche estime que pour rendre compatible équilibres écologiques et alimentation de l’ensemble de la population du monde, répondre aux risques environnementaux et sanitaires induits par le système industriel, réduire le chômage, les migrations et l’asphyxie des mégalopoles, il faudra s’appuyer sur une paysannerie nombreuse et diversifiée et que les conditions existent actuellement pour le faire.

  • Titre traduit

    Agricultural development and peasant economy resistances


  • Résumé

    The first section starts from the theories of post-development and agro-ecology and then analyses agricultural development as a destructive process: elimination of the peasants, considerable environmental damage, and the inability to feed mankind. The second section reviews the characteristics of peasant economies concerning the use of the land, family work, home consumption, gratuity, mutual cooperation, local know-how and peasant rationality. These specific characters have allowed the development of resistance and control strategies which have been developed in order to survive, to control the resources, to maintain the role of peasants and to rebuild peasant communities. The third part places the peasant question within the new context of globalisation. Globalisation has increased the destructive process of agricultural development. New peasant movements have however appeared as an alternative to the current stream with propositions focused on food sovereignty, biodiversity, relocalisation of production and marketing, new growing techniques and gathering peasant know-how. To conclude, this research considers that in order to seek out an ecological and food balance for all the entire world population, to respond to environmental and sanitary risks induced by industry, reduce unemployment, migration and asphyxia generated by the megalopolis, emphasis needs to be placed on the large numbers and diversified peasants. The conditions to do so already exist.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (303 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 281-303

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  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
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  • Cote : TH 2577
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