Evolution de la virulence des souches pathogènes extra-intestinales d'Escherichia coli

par Médéric Diard

Thèse de doctorat en Microbiologie

Sous la direction de Ivan Matic.

Soutenue en 2008

à Paris 7 .

  • Titre traduit

    Virulence evolution of extra-intestinal pathogenic strains of Escherichia coli


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Les souches pathogènes extra-intestinales d'Escherichia coli (ExPEC) sont impliquées dans l'infection de sites en dehors de l'intestin, normalement stériles, tels que le tractus urinaire, le sang ou les méninges. Leur habitat primaire est le tractus gastro-intestinal, réservoir où elles ne provoquent pas de symptôme clinique et à partir duquel ces souches atteignent leur site d'infection. La pathogenèse extra-intestinale ne constitue pas un moyen évident de transmission particulièrement avantageux pour cette bactérie. Par conséquent, il a été émis l'hypothèse, que la virulence des ExPEC serait une coïncidence évolutive, sous-produit du commensalisme. Pour tenter de vérifier cette hypothèse, j'ai tout d'abord réalisé une étude comparative phénotypique et génotypique entre des isolats naturels fécaux et des ExPEC. Comparées aux souches commensales, les ExPEC sont plus motiles, plus résistantes à différents stress biologiques et porteuses de gènes associés à la virulence regroupés sur le chromosome en îlots génomiques, horizontalement acquis, appelés îlots de pathogenicité (PAIs). Elles sont aussi plus virulentes dans le modèle de septicémie murin et pour Caenorhabditis elegans, dont la pertinence en tant que modèle animal pour l'étude des souches ExPEC a ainsi été démontrée. Dans un second temps, je me suis intéressé au rôle des PAIs. Pour cela, j'ai construit et caractérisé des mutants de la souche UPEC E. Coli 536, dépourvus de tout ou partie des PAIs présents dans lé génome de cette souche. J'ai observé qu'un mutant dépourvu de tous les PAIs est désavantagé en compétition contre la souche sauvage pour la colonisation intestinale en modèle murin. Les résultats obtenus avec les mutants d'un seul PAI suggèrent que les îlots favorisent la colonisation intestinale en association les uns avec les autres. Les PAIs seraient donc sélectionnés dans l'intestin ce qui corrobore l'hypothèse que la virulence des ExPEC est une coïncidence évolutive du commensalisme.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (217 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 372 réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TS (2008) 188
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