Approche clinique et épistémologique des psychoses de Freud (1880-1938) à Lacan (1932-1956)

par Emmanuel Konstantopoulos

Thèse de doctorat en Recherches en psychanalyse

Sous la direction de Markos Zafiropoulos.

Soutenue en 2008

à Paris 7 .

  • Titre traduit

    Clinical and epistemological approach of psychosis from freud (1880-1938) to lacan (1932-1956)


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  • Résumé

    L'hypothèse de l'anthropologie psychanalytique, qui s'élève au rang de I' « épistémologie du symbolique », impose une archéologie critique des textes fondateurs de Freud et de Lacan comme condition inhérente au travail sur la psychose, objet clinique par excellence. Loin d'une lecture purement chronologique, nous traversons d'abord avec Freud (1880-1938), puis avec Lacan (1932-1956), l'évolution des concepts dans le temps pour saisir les difficultés qui embarrassent les auteurs du fait des exigences de l'écoute clinique. Dans la première partie de ce travail, voyageant avec Freud, dans l'air de son temps et dans la succession des textes, nous découvrons le souci clinique de Freud pour la psychose contrairement à l'approche dominante selon laquelle Freud ne s'occupait que de la névrose et notamment de l'hystérie. C'est ce souci qui le pousse à introduire le narcissisme en 1914 alors qu'il se pose des questions sur le moi et ses avatars, ou même encore à avancer vers la seconde topique de 1921 autour de la pulsion de mort, du surmoi et surtout d'une théorie de la mélancolie. Freud, soucieux de la clinique de la psychose, même s'il n'a pas pu structurer une clinique de la psychose, a ouvert le champ de la recherche à une pensée sur la psychose. Cette pensée peut être mise en valeur et élevée au rang d'objet épistémologique grâce aux recherches de Lacan, que nous abordons dans notre deuxième partie, et à sa clinique sur les psychoses. Lacan, excellent lecteur de Freud, s'expose en public et expose les écrits de ce dernier, tout comme sa position envers Freud qui change suite à son rendez vous historique avec Lévi-Strauss. La lecture des positions freudiennes vues à travers les « lunettes » de Lévi-Strauss, conduit Lacan à la construction d'une nouvelle théorie du sujet, théorie qui non seulement bouleverse le mouvement psychanalytique mais qui aboutit surtout à une nouvelle approche des psychoses où apparaît pour la première fois concrètement le sujet psychotique. Du coup, le délire, parole à déchiffrer, devient un hors sens qui impose sa traduction. Le délire comme tentative de guérison, de Freud, devient ce trésor de signifiants que Lacan découvre dans l'anthropologie de Lévi-Strauss et la linguistique de De Saussure. La psychologie des profondeurs de Freud se soumet avec Lacan à la logique de la loi du signifiant, c'est-à-dire à la loi de la structure. En d'autres termes, avec Lacan, tout ce que nous avons de plus intime devient extérieur de manière à remanier l'épistémologie, mais aussi pour mettre au cœur de la clinique, non pas la logique freudienne, mais son désir et surtout son éthique. Cette éthique, qui a valeur de discours politique, donne la possibilité de créer un espace clinique pour tous les êtres humains, et permet donc de faire entendre les psychotiques.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (416 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 741 réf.

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2008) 044

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  • Cote : MC 11016
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