Des problèmes et des remèdes, la désindustrialisation rurale et la précarisation féminine en France et en Italie

par Elisabetta Pernigotti

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Sonia Dayan-Herzbrun.

Soutenue en 2008

à Paris 7 .


  • Résumé

    Les conditions de travail des femmes de classes populaires est au centre des réorganisations productives actuelles, par la précarisation et la désindustrialisation articulant les dimensions locale et internationale de l'économie. En s'appuyant sur des entretiens de femmes de plus de 35 ans habitant en zones rurales où le secteur industriel est allé en se raréfiant parallèlement à l'expansion des services à la personne, la thèse illustre comment le genre et la localisation caractérisent les transformations économiques et l'accès des femmes à l'économie. Cette comparaison de genre entre France et Italie étudie la construction genrée de la précarisation, analysée dans une continuité du rapport à l'emploi et au travail, entre marché et famille. Ainsi, les mutations locales se répercutent sur les transformations subjectives, spécifiquement sur les rapports aux activités de travail. Derrière la sexuation, multiplicité et variabilité des conflits de genre autour de la division du travail se voient réduites au silence. Toutefois, ces divisions donnent l'impression que le genre s'impose tout naturellement, par l'extérieur : depuis la famille sur le marché, depuis le marché sur la famille. Le marché genré du capitalisme tardif orchestre séparations et divisions auxquelles il doit sa légitimité, dans cette cacophonie, par le capitalisme, les difficultés de contrôle de sa vie débouchent sur la souffrance et le sentiment d'incertitude liés au 'devenir femme des classes populaires.


  • Résumé

    The working conditions of the working class women is at the core of the present reorganisation of production, through the advancing precariousness and de-industrialization, which articulate the local and the international dimensions of the economy. Based on interviews with working-class women aged 35 and more, who live in rural areas where work in the industrial sector has become rare, in parallel to the expansion of personal services, this dissertation illustrates how gender and locality two fundamentally characterize these economic transformations and the women's access to employment This gender comparison between France and Italy studies the gendered construction of precariousness, analysed in continuity with the relationship to employment and to work, in the space between the market and the family. In this way, the local mutations are reflected in subjective transformations, specifically in the relationship to work activities. Behind gender, the multiplicity and variability of gender conflicts around the division of labour find themselves reduced to silence. Still, these divisions give us the impression that gender imposes itself as-if naturally, from the outside: from the family onto the market, from the market onto the family. The gendered market orchestrates the separations and divisions to which it owns its own legitimacy; in this cacophony, through capitalism, the difficulties in controlling one's own life lead to the suffering and the feelings of uncertainty connected with "becoming the working-class woman.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (373 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 111 réf.

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2008) 033

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  • Cote : MC 10979
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