Rôle de la périphérie nucléaire dans l'organisation spatiale et fonctionnelle des subtélomères chez Saccharomyces cerevisiae

par Pierre Therizols

Thèse de doctorat en Sciences de la vie. Génétique

Sous la direction de Emmanuelle Fabre.

Soutenue en 2008

à Paris 6 .


  • Résumé

    Les chromosomes interphasiques ne sont pas organisés de manière aléatoire dans le noyau. Chez des organismes comme la drosophile ou la levure, les chromosomes adoptent une conformation Rabl où les centromères et les télomères occupent des pôles opposés du noyau. De plus en plus d’exemples montrent que la position d’un locus serait reliée à son état transcriptionnel ou à sa réparation, ce qui indique que la localisation spatiale pourrait être un mécanisme épigénétique de régulation du métabolisme de l’ADN. En particulier, il est connu qu’un ancrage à l’enveloppe nucléaire facilite la répression transcriptionnelle chez des organismes aussi éloignés que l’homme et la levure. Chez la levure Saccharomyces cerevisiae, les régions localisées à la périphérie nucléaire sont les extrémités chromosomiques, composées des télomères et des séquences situées en amont appelées subtélomères. Les 32 télomères et subtélomères d’une souche haploïde sont par ailleurs regroupés en 5-6 foci discrets appelés foyers télomériques. La nature des interactions au sein des foyers, ainsi que leurs conséquences fonctionnelles restent encore mal comprises. Au cours de ce travail de thèse, nous avons montré que la disposition des subtélomères au sein de la périphérie nucléaire n’est pas aléatoire, mais influencée par la configuration Rabl des chromosomes et probablement contrainte par le volume occupé par le nucléole. En conséquence, la position des subtélomères dans le volume périphérique est directement corrélée à la longueur du bras chromosomique sur lequel ils se trouvent. Cette disposition a des conséquences directes sur les distances entre subtélomères. En particulier, la fréquence d’interaction entre subtélomères dépendrait de la taille de leur bras chromosomique. Ceci suggère que les associations au sein des foyers ne seraient pas stochastiques. De plus, notre étude indique que les interactions physiques au sein des foyers ne se feraient pas entre les subtélomères, et permettrait donc d’exclure la notion de foyer subtélomériques. Nous nous sommes également intéressés aux conséquences fonctionnelles de l’organisation spatiale des subtélomères. Nous avons pu montrer que l’ancrage et le regroupement des subtélomères à l’enveloppe nucléaire, via un sous complexe du pore nucléaire, le complexe Nup84, influence l’efficacité de réparation des cassures double-brin de l’ADN induites dans ces régions. L’ensemble de ces données suggèrent que la périphérie nucléaire est une région dans laquelle l’organisation spatiale des subtélomères est directement influencée par l’architecture nucléaire. De plus, une localisation périphérique dans le noyau et l’association en foyers seraient deux facteurs qui favorisent la réparation. Nos études ouvrent une perspective sur les liens qui semblent exister entre architecture nucléaire, localisation spatiale des chromosomes et réparation de l’ADN.

  • Titre traduit

    Role of nuclear periphery in spatial and functional organization of yeast subtelomeres


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  • Détails : 1 vol. ([ ] f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 101-116. 276 réf. bibliogr.

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  • Cote : T Paris 6 2008 371
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