La pensée schopenhauerienne : une philosohie à deux voies (de l'Europe á l'Asie)

par Bruno Fung Kwok Chine

Thèse de doctorat en Histoire de la philosophie

Sous la direction de Jonathan Barnes et de Jean-Louis Vieillard-Baron.

Soutenue en 2008

à Paris 4 .


  • Résumé

    Notre propos doit se saisir aussi bien sous l’angle de l’Histoire de la philosophie que sous celui de la philosophie comparative. A la différence des commentaires peu nombreux sur le sujet – que ce soit – en France ou à l’étranger – il n’est plus question ici de traiter la pensée schopenhauerienne comme un simple post-kantienne ni comme une sommaire comparaison entre hindouisme et platonisme. Notre ambition est de constituer une nouvelle lecture du corpus schopenhauerien, cette dernière devant d’un même geste, et critique les fondements des commentaires précédents, et élaborer une forme inédite de philosophie comparative. Il s’agit clairement de considérer la pensée de notre célèbre pessimiste en tant qu’ouverture profonde, voire radicale, en faveur des sagesses extrême-orientales : de l’hindouisme au chamanisme, en passant par le taoïsme. Notre thèse prend le parti d’arriver à la démonstration la plus rigoureuse possible du bien-fondé d’une telle perspective. Il ne s’agit pas d’une philosophie de la connaissance, mais d’une authentique philosophie du monde. En définitive, notre lecture de la philosophie schopenhauerienne ouvre à une autre vision des cultures et des civilisations ; et ainsi, à la différence de la démarche dialectique, il ne sera plus question de les opposer ou de les distinguer, mais, plutôt de les concevoir comme éléments d’un seul et même univers. A la logique de la transcendance, schème de la pensée occidentale, doit se substituer la logique de l’immanence, schème de la pensée extrême-orientale.

  • Titre traduit

    ˜The œThought of Schopenhauer : A Philosophy of Two Ways (from Europe To Asia)


  • Résumé

    The reflexions contained in this thesis engage not only with the history of philosophy but also with comparative philosophy. Unlike earlier studies of the subject—of which, both in France and abroad, there have been but few—, the present work does not consider Schopenhauer’s thought either as a plain piece of post-Kantianism or as a sort of amalgam of Hinduism and Platonism: rather, its aim is to shed some fresh light on the body of Schopenhauer’s work, basing itself on a critique of earlier interpretations and a new way of doing comparative philosophy. We hope in this way to prove, in the most rigorous and scientific way possible, the value of such a new perspective. In addition, we shall look at Schopenhauer’s philosophy from two points of view: first, from a western viewpoint and in the light of the history of European ideas since antiquity; secondly, from an eastern viewpoint and based on the few ancient texts which are known. Schopenhauer’s thought should not be construed as logic but rather as a form of cosmology: he is not proposing a theory of knowledge but a genuinely universal philosophy. In fact, our reading of Schopenhauer suggests a different conception of cultures and civilizations, which we shall not contrast with or distinguish from one another in a dialectical manner but rather consider them as a single universal whole. We shall suggest that the transcendental logic of the western scheme of thought should be replaced by an immanent logic, which is the scheme of the east; and we shall endeavour to see western thought and eastern thought as continuous with one another.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (300, XI de p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.I-XI

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  • Cote : BUT 6987
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