Die Notwendigkeit des Scheiterns : eine Analyse des Tragischen als Bestimmung der Darstellung der philosophie bei F. W. J. Schelling

par Katia Hay

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Jörg Jantzen et de Jean-François Courtine.

  • Titre traduit

    Un échec nécessaire ? : l'analyse du tragique comme écriture de la philosophie chez Schelling


  • Résumé

    Cette thèse propose une lecture de la pensée de Schelling à partir des Lettres sur le dogmatisme et le criticisme de 1795 jusqu’aux Leçons d’Erlangen (1825) d'après la notion du tragique. Cela entraîne non seulement une étude des textes de Schelling, mais aussi une définition philosophique du tragique. L'originalité de ma thèse réside en que cette "métaphysique du tragique" va être rigoureusement dégagée de l'interprétation schellingienne de la tragédie dans sa Philosophie de l’art de 1802-1805. Or, le but principal de mon analyse est de montrer, comment le tragique n’est pas seulement un sujet possible de réflexion de la philosophie de Schelling, mais un processus dont la philosophie elle-même devient le sujet. Ainsi l’accomplissement, le zénith de clarté est aussi pour la philosophie, comme pour Œdipe, la connaissance de soi-même et en ceci la reconnaissance de sa finitude et de son échec insurmontable. Mais l'importance de cet échec, ne se réduit pas au fait que le discours philosophique soit essentiellement inachevé ; ce qui est plus important, c'est que la philosophie n'est rien d’autre que la réalisation interminable de cet échec. Un processus qui commence dans les Recherches philosophiques sur l'essence de la liberté humaine de 1809 et qui culmine avec ses Leçons d’Erlangen. La thèse principale de ma dissertation est donc directement liée à l'incapacité d'exprimer l'infini, et à la réalisation de cette incapacité. Pour cela le tragique s'avère non seulement pertinent, mais essentiel pour comprendre tant la philosophie, que la démarche ou la généalogie de sa pensée jusqu'aux 1825. Et pourtant ceci n'est pas la fin de la philosophie, mais plutôt son commencement.

  • Titre traduit

    ˜The œNecessity of Failure : An Analysis of the Tragic as the Essence of philosophical Articulation in F. W. J. Schelling


  • Résumé

    The main aim of my dissertation is to show how Schelling's philosophy can be seen as an ongoing reflection upon the problem of expression, i. E. The problem of putting into words what essentially cannot be defined, namely the absolute. However, the significance of this failure is not merely that philosophical discourse is unfinished or unrealizable; the problem we are confronted with has to do with the fact that philosophy is not anything else than the written texts, and hence is itself necessarily unfinished or incomplete. To put it in other more Schellinguian terms, philosophy is an eternal process of becoming itself; a process which should also be considered as a process of liberation or emancipation (Befreiung). On the other hand, the analysis of Schelling's Philosophy of Art, where he claims Greek Tragedy to be the highest and most sublime form of art, enables me to consider this very process as a tragic one. Indeed the tragic is seen as the thread or the underlying structure which shapes Schelling's whole enterprise. For in the same way Oedipus had to kill his father in order to become aware of his true nature, in the same way the realisation of human freedom entails a necessary (original) sin, philosophy can only be achieved through failure. Philosophy needs to fail, so it may become aware of its own fallibility. In the last chapter I show how this very insight is directly developed in the Erlangen Lectures from 1825, which thus become the final confirmation of my thesis. However, I also prove, that this does not mean the Erlangen Lectures are the end of philosophy: they should rather be regarded as the starting point for any attempt to achieve the unattainable.

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  • Détails : 1 vol. (232 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p.223-232

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