L'Hellénisme des premiers esthètes anglais : poésie, prose critique, peinture

par Charlotte Ribeyrol

Thèse de doctorat en Études du monde anglophone

Sous la direction de Marc Porée.

Soutenue en 2008

à Paris 3 .


  • Résumé

    L’hellénisme naît dans le sillage romantique de l’œuvre de J. Winckelmann qui propose une vision épurée de l’Antiquité grecque que les premiers Esthètes, de Swinburne à Pater, se réapproprient dans les années 1860-1880 pour mieux la détourner au profit d’une esthétique du trouble qui fait toute sa place aux parts d’ombre de la Grèce, à l’androgynie et à la couleur, en lien avec les nouvelles fouilles archéologiques et les découvertes anthropologiques de l’époque. Les Esthètes, qu’ils soient peintres ou poètes, relisent les mythes antiques sous l’angle chthonien et non plus olympien afin de faire affleurer une Grèce plus primitive et sauvage, refoulée par le modèle winckelmannien ainsi que par les Victoriens eux-mêmes dont « l’hellénomanie » dorienne semble difficilement compatible avec l’altérité radicale qui sous-tend les aspirations helléniques des Esthètes. Notre réflexion explore autant les formes de subversion des normes classiques que les modalités de réinvention d’un modèle hellénique autre, support d’une nouvelle mythopoïétique célébrant les origines non médiatisées de l’art grec à travers des figures et des mythes de la création où se côtoient Sapho et Apelle, Pygmalion et Dédale, dans le cadre d’une quête fantasmée de l’origine du culte de la forme belle, au fondement à la fois du miracle grec et de l’Esthétisme.

  • Titre traduit

    The hellenism of the first English Aesthetes : poetry, critical prose and painting


  • Résumé

    Hellenism emerged in the wake of Winckelmann’s pre-Romantic works describing the purity of Ancient Greece. The first Aesthetes, from Swinburne to Pater, subverted this model in favour of a dissident aesthetic revealing a more ambiguous and colourful Greece in keeping with contemporary archeological and anthropological discoveries. The poets and painters of the Aesthetic movement re-read Greek myths in a new light – the Chthonian gods supplanting the Olympians – in order to highlight a more primitive Greece rejected by Winckelmann and the Victorians whose “hellenomania” could not be reconciled with the possibility of the vision of another Greece. This thesis focuses both on the subversion of classical norms and on how the Aesthetes reinvented a new hellenic model returning to the unmediated origins of Greek art. They revisited the myths and figures of creation : Sappho, Apelles, Pygmalion and Daedalus, in a imaginary quest for the origins of the cult of beauty, which is at the very heart of the Greek miracle and of Aestheticism.

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  • Détails : 3 vol. (639 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 429-476. Index

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