Espaces habités : les récritures de l'appartenance dans l'oeuvre de E. M. Forster et Virginia Woolf

par Marie Laniel

Thèse de doctorat en Etudes du monde anglophone

Sous la direction de André Topia.

Soutenue en 2008

à Paris 3 .


  • Résumé

    Tout en définissant des modalités d’écriture nouvelles, E. M. Forster et Virginia Woolf continuent d’entretenir des liens étroits avec leurs prédécesseurs victoriens et maintiennent avec eux un dialogue ininterrompu. Chacun des deux auteurs passe cet intertexte au crible de sa propre écriture, en développant des stratégies d’adaptation et de détournement qui lui sont propres. Pour prendre possession de cet héritage commun, Forster et Woolf réinvestissent les bastions de l’appartenance victorienne et le fief symbolique de grandes figures littéraires, telles que Thomas Carlyle, John Ruskin et Matthew Arnold. Résolus à exorciser les spectres de la Muscular School, ils font des incursions sur le territoire de Thomas Hughes et Charles Kingsley. Pour redéfinir la conception arnoldienne de la culture, ils s’approprient la figure vagabonde du « scholar-gipsy », et mettent en œuvre une pratique de la lecture buissonnière, hors des sentiers battus du canon. Leur réflexion sur l’appartenance littéraire les amène également à revisiter les grands foyers intellectuels du XIXe siècle : les débats philosophiques des « illumers » de Cambridge, la rhétorique flamboyante de Thomas Carlyle, la pensée éclairée de Leslie Stephen, l’imaginaire lumineux de John Tyndall. Au fil de ces pèlerinages littéraires, Forster et Woolf font dévier les itinéraires commémoratifs associés aux romans des sœurs Brontë, à l’imaginaire muséal ruskinien, et aux pageants historiques de Rudyard Kipling.

  • Titre traduit

    The Rewriting of Textual Legacy in the Works of E. M. Forster and Virginia Woolf


  • Résumé

    As well as crucial experiments in form and style, the works of E. M. Forster and Virginia Woolf bear the mark of a vital connection and a continuing dialogue with their Victorian forebears. Engaged in constant critical debate with one another, both writers submit the works of their predecessors to their own specific strategies of adaptation and subversion. In an attempt to come to terms with this common legacy, Forster and Woolf make frequent and disruptive pilgrimages on Victorian territory and revisit the literary haunts of renowned men of letters such as Thomas Carlyle, John Ruskin and Matthew Arnold. Determined to confront the ghosts of the Muscular School, they trespass on the literary ground of Thomas Hughes and Charles Kingsley. To revise Matthew Arnold’s vision of culture, they appropriate the poetic figure of the « scholar-gipsy » and advocate the practice of truant reading, off the beaten track of the literary canon. Their meditation on textual legacy also leads them to revisit the works of nineteenth-century luminaries : the philosophical discussions of the Cambridge « illumers », the flamboyant rhetoric of Thomas Carlyle, the enlightened writings of Leslie Stephen, the imagery of light in John Tyndall’s works. During those literary pilgrimages, Forster and Woolf depart from the commemorative itineraries connected with the Brontë sisters’ novels, John Ruskin’s art criticism, and Rudyard Kipling’s historical pageants.

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  • Détails : 1 vol. (428 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 358-421. Index

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