La position américaine lors des conférences onusiennes sur les femmes : 1975-1995
| Auteur / Autrice : | Fatma Chehih-Ramdani |
| Direction : | Pierre Mélandri |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Etudes du monde anglophone |
| Date : | Soutenance en 2008 |
| Etablissement(s) : | Paris 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole doctorale Études anglophones (....-2009Paris) |
| Jury : | Président / Présidente : Jennifer Merchant |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
À partir des quatre conférences onusiennes sur les femmes organisées entre 1975 et 1995, cette thèse se propose d'analyser les relations entre les États-Unis et l'ONU sur les problèmes de population et de développement, plus particulièrement sur la question féminine. À l'interface de l'histoire intérieure et de la politique étrangère des États-Unis, notre sujet aborde une période décisive. Sur le plan intérieur, les années étudiées correspondent à l’affrontement entre, d’une part, un mouvement féministe galvanisé par le vote au Congrès de l’Equal Rights Amendment et par la légalisation de l’avortement, et, d’autre part, une droite chrétienne déterminée à imposer ses valeurs. En politique extérieure, le G77 parvient à défier la suprématie américaine et à installer son autorité politique dans l'arène internationale. C’est dans ce contexte que les organisations féministes utilisent l’ONU comme espace alternatif de revendications et réussissent progressivement à imposer leur agenda. En rendant compte de l'évolution du rôle des organisations féministes américaines dans l'élaboration du concept de santé reproductive, véritable épicentre du discours démographique dans les années 1990, notre analyse empirique donne un éclairage précis sur le processus interne de l’élaboration de la politique étrangère aux États-Unis, ainsi que dans sa dimension sociale. Elle démontre que le poids de la société civile dans la formulation du discours démographique est un nouveau paramètre des relations internationales de l'après-guerre froide.