La position américaine lors des conférences onusiennes sur les femmes : 1975-1995

par Fatma Chehih-Ramdani

Thèse de doctorat en Etudes du monde anglophone

Sous la direction de Pierre Mélandri.

Soutenue en 2008

à Paris 3 .


  • Résumé

    À partir des quatre conférences onusiennes sur les femmes organisées entre 1975 et 1995, cette thèse se propose d'analyser les relations entre les États-Unis et l'ONU sur les problèmes de population et de développement, plus particulièrement sur la question féminine. À l'interface de l'histoire intérieure et de la politique étrangère des États-Unis, notre sujet aborde une période décisive. Sur le plan intérieur, les années étudiées correspondent à l’affrontement entre, d’une part, un mouvement féministe galvanisé par le vote au Congrès de l’Equal Rights Amendment et par la légalisation de l’avortement, et, d’autre part, une droite chrétienne déterminée à imposer ses valeurs. En politique extérieure, le G77 parvient à défier la suprématie américaine et à installer son autorité politique dans l'arène internationale. C’est dans ce contexte que les organisations féministes utilisent l’ONU comme espace alternatif de revendications et réussissent progressivement à imposer leur agenda. En rendant compte de l'évolution du rôle des organisations féministes américaines dans l'élaboration du concept de santé reproductive, véritable épicentre du discours démographique dans les années 1990, notre analyse empirique donne un éclairage précis sur le processus interne de l’élaboration de la politique étrangère aux États-Unis, ainsi que dans sa dimension sociale. Elle démontre que le poids de la société civile dans la formulation du discours démographique est un nouveau paramètre des relations internationales de l'après-guerre froide.

  • Titre traduit

    The American Stance at the United Nations Conferences on Women : 1975-1995


  • Résumé

    Using the four United Nations conferences organized between 1975 and 1995, the purpose of this dissertation is to analyse US and UN relations from a population and development perspective, and more specifically women’s issues. At the intersection of domestic policy and foreign policy, this study covers an interesting period. In the national arena, the time frame opposes the feminist movement and the Christian Right. The Equal Right Amendment vote by the Congress and the legalisation of abortion helped the feminist movement to change the social order and thus galvanized the Christian Right, making them determined to impose their values. In the international arena, the G77 new political authority challenged American supremacy. The feminist organizations then used the United Nations as an alternative claim arena and progressively succeeded in imposing their agenda. By focusing on the evolution of the specific role American feminist organizations played in the framing of the “reproductive right” concept at the core of the population discourse in the United Nations, this empirical study sheds some light on both American democracy at work at the United Nations and its broader social dimension. This new paradigm in the population discourse illustrates how civil society has become an important component in international policy framing.

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  • Détails : 1 vol. (621 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 577-609. Index

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