L' Orientalisme, la race et la représentation : un parcours littéraire de Zola à Tahar Ben Jelloun

par Jennifer Takhar

Thèse de doctorat en Littérature générale et comparée

Sous la direction de Jean Bessière.

Soutenue en 2008

à Paris 3 .


  • Résumé

    Ce travail se concentre sur les représentations de l’autre dans la littérature française, tout en s’appuyant sur les théories d’Edward Said à ce sujet. Ce que Said appelle l’Orientalisme n’est pas un phénomène strictement colonial. Il persiste dans la France post coloniale bien qu’il soit souvent critiqué d’une façon novatrice. Les auteurs francophones tels que Djebar et Sebbar évoquent délibérément la peinture orientaliste française afin de déconstruire le voyeurisme et l’exotisme que cet art promeut activement. Le but principal de Sebbar est de forcer le lecteur à repenser le processus colonial. Elle emploie des stratégies diverses de réappropriation pour miner et subvertir les topoi occidentalisés des représentations féminines qui datent de l’époque coloniale. Elle met en valeur une nouvelle écriture engagée dans laquelle les rôles et les codes visuels des maghrébines sont redéfinis et reconstruits. Au lieu d’être un véhicule pour l’emprisonnement des femmes orientales, les peintures orientalistes deviennent pour les personnages de Sebbar, une source de motivation pour leur découverte d’elles-mêmes, leur autoreprésentation et leur quête de la liberté.

  • Titre traduit

    Orientalism, Race and Representation : a literary journey from Zola to Tahar Ben Jelloun


  • Résumé

    Looking more specifically at French Orientalism, colonialism and writings on biological racism in nineteenth century pseudo-scientific discourse, right through to Tahar Ben Jelloun’s exposure and textual riposte to this racism, I hope to trace a genealogy of race awareness and racial discrimination in France and underscore the very gendered nature of racial taxonomies as they are presents in nineteenth century canonical French literature. Very often we find, as Madeleine Dobies argues, that the Orient or Other is feminized and the feminine is orientalised. For instance in Balzac’s novella, La Fille aux yeux d’or (1835) all Parisian women are figured as cloistered odalisque types, describe with the use of anthropological and botanical language which serve to other and orientalize them. Describing women as orientales makes them irredeemably other and provides a titillating gloss to the western female, boosting her sexual credentials. However this othering also reveals the condition of French women who are sexually stimulating as long as they remains indoors. Such literary representations show that the French tradition of orientalism does not always directly represent French colonial subjects or situations. Rather, the allegories about otherness in French orientalism tend to be literary figurations that detour or displace the problems of the colonial encounter; in effect colonialism is often not named or addressed. Biological difference then, particularly in the nineteenth century, serves as a cloaked analogy for racial difference.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (287 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 274-286.

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