La transition du muet au parlant du cinéma chinois : défis économiques, technologiques, culturels et esthétiques
| Auteur / Autrice : | Christophe Falin |
| Direction : | Michel Marie |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études cinématographiques et audiovisuelles |
| Date : | Soutenance en 2008 |
| Etablissement(s) : | Paris 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Arts et médias (Paris ; 1997-....) |
Mots clés
Résumé
L’arrivée du cinéma parlant pose des défis économiques et technologiques au cinéma chinois. Les premières à devoir faire face à ces défis sont les salles de cinéma qui doivent s’équiper de matériel de projection sonore. Les compagnies chinoises se lancent ensuite à grands frais dès 1930 dans la production de films parlants en utilisant une multitude de systèmes. Entre 1930 et 1935, plusieurs genres de films coexistent : des films muets, des films avec passages chantés, des films dialogués et des films avec accompagnement musical. Le son évolue dans ces films. Puis en 1935 le cinéma parlant se généralise. L’arrivée du cinéma parlant pose aussi des défis culturels au cinéma chinois. Les compagnies chinoises doivent choisir la langue à utiliser dans les films. Une opposition existe dans le cinéma entre tradition et modernité qui trouve sa source dans l’opposition entre opéra traditionnel et théâtre à l’occidental. Les chansons populaires ou patriotiques font aussi leur apparition dans les films tandis que certains critiques s’opposent dans la presse au cinéma parlant. Les défis esthétiques posés par l’arrivée du cinéma parlant sont aussi nombreux. Le style des réalisateurs chinois évolue entre leurs films muets et leurs films parlants tandis que les expérimentations sonores sur les paroles, bruits et musiques se multiplient.