La question de la révolte dans le théâtre de Jean Genet et de Bernard-Marie Koltès

par Garret White

Thèse de doctorat en Études théâtrales

Sous la direction de Monique Borie.

Soutenue en 2008

à Paris 3 .


  • Résumé

    Cette thèse propose une étude de l’œuvre théâtrale de Jean Genet et de Bernard-Marie Koltès axée sur la question de la révolte. Elle essaie de montrer que pour ces deux auteurs la révolte s’inscrit au cœur du propos même de la dramaturgie, thématiquement aussi bien qu’esthétiquement, pour constituer une véritable question philosophique : interrogation sur l’être dans le monde, sur le sens de la vie, sur la construction du rapport avec autrui. Or la comparaison des deux œuvres met en valeur l’orientation divergente de la réflexion de chaque auteur sur cette question : là où Genet voue la révolte à une quête inexorable d’une solitude définitive, Koltès l’envisage comme le degré zéro à partir duquel le rapport au monde, et donc le rapport à l’autre, se construit. Cette divergence philosophique s’exprime en outre par deux conceptions bien différentes du théâtre : chez Genet la forme est une contrainte à l’intérieur de laquelle tous les renversements sont possibles mais à laquelle il n’existe aucune issue, tandis que chez Koltès le théâtre est le lieu d’une ouverture, principe qui est largement inscrit dans la forme de ses pièces. En définitive, la révolte illustre ainsi chez Genet comme chez Koltès la symbiose fondamentale d’une réflexion thématique et d’une démarche esthétique.

  • Titre traduit

    The Question of Revolt in the Theatre of Jean Genet and Bernard-Marie Koltès


  • Résumé

    This thesis proposes a study of the theatrical works of Jean Genet and Bernard-Marie Koltès based on the question of revolt. It seeks to demonstrate that for these two authors, revolt is inscribed in the very heart of their writing for the theatre, thematically as well as aesthetically, constituting a genuine philosophical question: a questioning of being in the world, of the meaning of existence, of the construction of a relationship with the other. However the comparison of the two works highlights the different orientations which each author gives to this question: while Genet directs revolt into an inexorable quest for a definitive solitude, Koltès considers it as the zero degree from which the relationship to the world, and therefore the relationship to the other, is constructed. This philosophical divergence is expressed, moreover, through two very different conceptions of the theatre: for Genet form is a constraint within which all distortions are possible but from which no escape is possible, while for Koltès the theatre is a place of openness, a principle which is largely inscribed into the form of his plays. Ultimately, the question of revolt illustrates in Genet’s work as in Koltès’s work the fundamental symbiosis of a thematic reflection and an aesthetic approach to the theatre.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (396 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 386-396

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