Des mots de douleurs, des mots d'espérance : regards croisés, regards pluriels sur le théâtre tchadien

par Ilro Ngaodande Reoutag

Thèse de doctorat en Littérature comparée

Sous la direction de Bernard Ribémont.

Soutenue en 2008

à Orléans .


  • Résumé

    La problématique des regards croisés s'inscrit dans la dynamique de l'art dramatique français après la Seconde Guerre et du concours théâtral interafricain organisé par R. F. I. En Afrique, les écrivains s'approprient ce genre considéré jusque-là comme étranger aux cultures africaines et font naître de nouvelles expériences, de nouveaux concepts : théâtre de rue, théâtre rituel, kotéba, didiga, etc. Ce théâtre s'enracine sur le retour aux sources, sur les différentes manifestations traditionnelles africaines, s'appuie sur le théâtre moderne, antique grec et classique français. La recherche montre que le théâtre africain est basé sur deux cultures différentes, deux histoires antagonistes, deux peuples divers dans leurs langues de communication par rapport au théâtre français. Le travail s'inscrit dans une optique de comparatiste. La thèse se propose d'examiner les deux visions qui se sont exprimées à travers les différents textes pour décéler les similitudes, les divergences, les invariants et souligner les difficultés liées à la production, à la représentation et à la diffusion en Afrique et en France que ce genre rencontre. Dans ces textes, l'intertextualité joue un rôle important parce que les positionnements de Soi à l'Autre varient en fonction des points de vue. Dans ces regards croisés, les textes se parlent dans un dialogue en interne et en externe entre eux. De ce fait, le regard porté sur autrui est un échange. Car regarder sans être vu est un mythe. Et donc, de la manière dont on est reçu, refusé ou partagé, naît la première relation conflictuelle ou fructueuse. Les créateurs dénoncent dans leurs productions les différentes manipulations qui fondent le refus de l'Autre. Aussi proposent-ils des solutions : le théâtre est apte à dire nos douleurs, nos rires, nos espoirs, notre gestion de la réalité. Mais auparavant, il faut briser ces barrières qui font obstacle au dialogue pour que ces mots de douleurs se transforment en mots d'espérance.


  • Résumé

    The problem of viewing from different perspectives is part of the dynamics of post-Second World War French drama and the Inter-African Theatre Contest organised by the R. F. I. In Africa, writers have taken on this genre which had until this time been considered foreign to African cultures. The result : new experiences and new concepts including street theatre, ritual theatre, koteba, didiga, etc. This theatre takes root in a return to basics in relation to various African traditions, and relies on modern, ancient Greek and classical French theatre. Research has shown that African theatre is based on two distinct cultures, two opposing histories, two diverse peoples in their language of communication with regards to French theatre. This work was written from a comparative perspective. This thesis examines both views expressed through the various texts to identy similarities, differences, and invariants, yet it also underscores the difficulties encountered pertaining to the production, representation and diffusion of this genre in Africa and France. Within these texts, intertextuality plays an important role because positioning of "Self to Others" varies according to different points of view. Within this exchange of views, the texts converse through internal and external dialogue. Correspondingly, observation of others is an exchange, as looking without being seen is a myth. Therefore, based on the manner in which we are received, refused or shared, the first conflictual or fruitful relationship is developed. In their writings, the creators expose various manipulations upon which are founded a rejection of the Other. In addition, solutions are proposed : Theatre is capable of recounting our sorrow, laughter, hope and the manner in which we cope with reality. However, the barriers that would impede dialogue must first be broken in order for our words of sorrow to be transformed into words of hope.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (492 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 433-445

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  • Bibliothèque : Université d'Orléans. Service commun de la documentation. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
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