Le bleu maya et ses secrets : réactivité indigo-sépiolite et son influence sur la couleur du nanocomposite obtenu : vers l'élaboration de couleurs inspirée du modèle maya

par Sonia Ovarlez

Thèse de doctorat en Chimie

Sous la direction de Anne-Marie Chaze et de François Delamare.

  • Titre traduit

    ˜The œsecrets of maya blue : the reactivity of indigo-sepiolite complexes and his influence on the nanocomposite color : toward the pigment elaboration inspired for maya blue


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  • Résumé

    Ce travail de thèse concerne la caractérisation et la compréhension de la réactivité du système sépiolite-indigo. Il vise, d’une part, à l’approfondissement de la connaissance physicochimique du célèbre pigment mésoaméricain « bleu Maya », et d’autre part, à proposer le système sépiolite-indigo comme modèle d’un procédé de fabrication de couleurs à base d’argiles fibreuses et de colorants. Par l’élaboration de nanocomposites hybrides colorés, cette étude s’inscrit dans le domaine, en plein essor, de la « chimie verte » et des matériaux nanocomposites d’origine naturelle. Cette recherche s’inscrit également au cœur d’une polémique entre deux écoles scientifiques étudiant le bleu maya, ‘lune « théorique », l’autre » expérimentale », autour de la localisation de l’indigo « in » dans ou « out » hors des tunnels de l’argile. Aujourd’hui les auteurs s’accordent à dire que les molécules d’indigo ne sont pas situées dans les tunnels de l’argile, mais dans les canaux, après une caractérisation approfondie des matériaux de départ choisis par souci de simplification, à savoir la sépiolite et l’indigo, la mise au point du procédé de fabrication (équilibre-température-durée-concentration) et l’élaboration des échantillons ont été réalisées. L’analyse de ces derniers via différentes techniques (FTIR, ATG, RMN, DRX, MEB/EDS, TOF-SIMS) a permis d’apporter au moins quatre preuves expérimentales de la présence, dans certains cas, profonde de l’indigo dans les tunnels de la sépiolite. Deux types de complexes réversibles ont été mis en évidence. L’un, à température ambiante via l’établissement de liaisons hydrogène et de liaisons de Van Der Waals avec les deux molécules d’eau coordinée de la sépiolite, l’autre à chaud, suite au départ d’une molécule d’eau coordinée. Pour la première fois la réversibilité du système est observée et caractérisée. A ce résultat très original s’ajoute l’ypothèse de l’obtention des verts maya via la photodégradation d’un mélange palygorskites-indigo non cuit. Le savoir-faire acquis lors de ce travail, c’est-à-dire l’encapsulation (introduction, stabilisation et protection) de molécules organiques dans une matrice de sépiolite ou d’attapulgite, nous a permis d’obtenir une large gamme de composites bleus, verts, violets, jaunes et noirs, qui sont le point de départ vers l’élaboration de nouveaux pigments inspirés des matériaux anciens.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (pagination multiple)
  • Notes : Thèse confidentielle jusqu'au 18 février 2013
  • Annexes : Bibliogr. en fin de chapitres

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  • Bibliothèque : Université Nice Sophia Antipolis. Service commun de la documentation. Section Sciences.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 08NICE4084
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