Capital humain spécifique, gouvernance et performance de l'entreprise : approche par la théorie de la firme et étude empirique du cas français

par Cécile Françoise Sintès

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Jackie Krafft et de Jacques-Laurent Ravix.

Soutenue en 2008

à Nice .


  • Résumé

    Depuis près de deux décennies, la firme connaît un certain nombre de changements, dont les principaux sont l’importance croissante du capital humain et le mouvement de désintégration verticale. Ces changements interrogent le lien entre frontières, gouvernance, et performance de l’entreprise. L’objectif de cette thèse est de déterminer les éléments théoriques et empiriques qui, compte tenu de ces changements, conduisent à renouveler les modes de gouvernance d’entreprise. Dans un premier temps, nous examinons la manière dont les analyses de la firme structurent la problématique de la gouvernance interne de l’entreprise. Au-delà de la traditionnelle opposition entre valeur actionnariale et valeur partenariale qui émerge de cette problématique, nous défendons, dans un second temps, une vision alternative. Le modèle que nous qualifions de ‘multi-ressources’ permet de motiver les partenaires clés au travail dans une logique de régulation de l’exercice du pouvoir qu’ils détiennent sur les ressources critiques de la firme. À partir des données de l’enquête française REPONSE 2004-2005, nous vérifions, dans un troisième temps, grâce à une analyse typologique et la construction d’expressions logiques, l’hypothèse selon laquelle ce nouveau modèle de gouvernance repose sur l’utilisation complémentaire de dispositifs verticaux d’incitation, de pratiques horizontales de travail et de modalités décentralisées de prise de décision. Enfin, dans un quatrième et dernier temps, nous testons, à partir de régressions économétriques, les déterminants de la gouvernance d’entreprise multi-ressources et les facteurs de l’amélioration de la performance des firmes intensives en capital humain spécifique.


  • Résumé

    For nearly two decades, the firm has changed, especially with the growing importance of human capital and the movement of vertical disintegration. These evolutions raise questions about the link between the boundaries, the governance and the performance of the firm. The aim of this dissertation is to study the key elements, both theoretical and empirical, that involve a renewal of corporate governance in this changing context. First, we examine how the issue of the internal firm governance is based on the theories of the firm. Second, we advance that an alternative vision, beyond the traditional opposition between the shareholder value and the stakeholder value approaches, has to be elaborated. We develop a model of firm governance, that we call the ‘multi-resources’ model. The latter allows motivating fundamental partners to regulate the power they have on the critical resources of the firm. Third, using a typological analysis and logical expressions, we exploit the French 2004-2005 REPONSE survey to verify the hypothesis that this new model of firm governance is built on the complementary use of vertical incentives, horizontal work practices and decentralized modalities of decision-making. Finally, we test econometrically the determinants of the multi-resources model and estimate the factors that improve performance of specific human capital-intensive firms.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1vol (478 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 379-410

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Nice Sophia Antipolis. Service commun de la documentation. Section de Saint-Jean d'Angély.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 08NICE0038
  • Bibliothèque : Université Nice Sophia Antipolis. Service commun de la documentation. Section de Saint-Jean d'Angély.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 08NICE0038bis
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.