Délinquance juvénile : appartenance à une bande et comportement de récidive

par Laetitia Hauret

Thèse de doctorat en Sciences Economiques

Sous la direction de Bruno Deffains.

Soutenue le 06-05-2008

à Nancy 2 , dans le cadre de SJPEG - Ecole Doctorale Sciences Juridiques, Politique, Economiques et de Gestion , en partenariat avec BETA - Bureau d?Economie Théorique et Appliquée - UMR 7522 (laboratoire) .

Les rapporteurs étaient Pierre Kopp, François-Charles Wolff.


  • Résumé

    Nous intégrons au modèle traditionnel de la délinquance une spécificité de la délinquance juvénile à savoir le fait que, généralement, les mineurs délinquants agissent dans le cadre de bandes. Ce faisant nous rompons avec le modèle beckérien fondé sur l’hypothèse que les délinquants sont des individus isolés, pour nous inscrire dans la lignée des théories intégratives. Plus précisément, l’objectif de notre travail est d’étudier l’influence des bandes sur la décision des adolescents de commettre une infraction et, le cas échéant, de récidiver. A cette fin, nous recourons à une analyse théorique et empirique. Sur le plan théorique, notre recherche répond à deux objectifs. Le premier objectif vise à expliquer le résultat des sociologues selon lequel le fait d’être affilié à une bande incite les adolescents à commettre des infractions. Pour cela, nous utilisons des modèles économiques, non utilisés en économie de la délinquance, et nous démontrons, à l’aide d’un modèle original, que dans certains cas, une sanction pénale individuelle peut être inefficace pour détourner un membre de bande de la délinquance. Le second objectif vise à étudier si l’affiliation à une bande peut jouer sur le terme de la carrière délinquante. Sur le plan empirique, nous cherchons à vérifier la validité de nos prédictions théoriques en utilisant une base de données originales retraçant le parcours judiciaire de 535 mineurs délinquants. Nos résultats soulignent le caractère inefficace des politiques répressives dans le contexte de bandes, ce qui nous incite à préconiser d’autres formes de politiques pour lutter contre la délinquance juvénile.

  • Titre traduit

    Juvenile delinquency : affiliation to a gang and repeated offender's behaviour


  • Résumé

    We insert into the economic standard model of crime a particularity of juvenile delinquency: the fact that in general juvenile offenders act as part of gangs. In this, we break with Becker’s model, founded on the hypothesis that offenders are isolated, in order to set our research into the general framework of integrative theories. More precisely, the objective of our research is to study the influence of gangs on the decision of teenagers to commit and to repeat an offence. For that, we use a theoretical and an empirical analysis. Two main topics are covered in our theoretical section. The first objective is to explain the sociologists’ result that juvenile gangs’ members are more involved in delinquency. In this part, we use economic models, not yet used in economic theory of crime, and we show, with an original contribution that, in certain cases, that sanctions based on individual liability are inefficient to deter gang’s members from delinquency. The second aim is to analyze whether the affiliation to a gang can have an effect on the career of delinquents. In the empirical section, we test the validity of our theoretical predictions by using an original database covering the judicial folder of 535 juvenile delinquents. Our results show the inefficacity of repressive policies in the context of gangs and encourage us to advise public authorities to apply other forms of policies to fight juvenile delinquency and juvenile relapse.


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