L'émotion : vecteur de compréhension à travers l'incorporation des "signes" de l'œuvre littéraire chez le jeune lecteur

par Jenny Mendlevitch

Thèse de doctorat en Psychologie cognitive expérimentale

Sous la direction de Denis Brouillet et de Sylvie Zérillo.

Soutenue en 2008

à Montpellier 3 .


  • Résumé

    En France, l’école primaire est menacée par l’illettrisme qui touche de plus en plus d’élèves scolarisés. Face à ce problème d’accès au sens, qui se perpétue jusqu’au lycée, l’étude de la compréhension de textes devient essentielle. Notre démarche, s’appuyant sur les principes théoriques de l’embodiment (Glenberg, 1997, 2002 et Barsalou, 1999) ou de l’énaction (Varela, 1989), est de mettre en évidence le rôle prépondérant de la sensorialité, constitutive du caractère émotionnel de l’œuvre littéraire, afin de montrer qu’elle apparaît comme le vecteur de la compréhension. L’émotion, en tant que corollaire du corps, a une place centrale dans la genèse de la pensée (Wallon, 1949). Les résultats montrent que la lecture d’un texte littéraire, ce qui cherche à se dire, fait émerger chez le jeune lecteur des émotions se traduisant par des ressentis corporels. Ce "faire signe", qui sans faire référence explicitement à une émotion particulière, le texte littéraire, de par sa littérarité peut l’évoquer, résonne chez le lecteur et lui permet de créer le sens du texte. Ce processus permet ainsi une meilleure compréhension car le jeune lecteur traite l’information avec ses propres expériences émotionnelles (Zwaan, 1994), à la différence des textes de manuels scolaires qui ne lui permettent pas de se lire à travers le texte. Il est alors possible de dire que la signification d’un texte est déterminée par le type de corps que nous avons (Barsalou, 1999) et plus particulièrement par la façon dont la mère, en tant qu’environnement facilitant (Winnicott, 1971) a présenté l’objet à son enfant.

  • Titre traduit

    Emotion : Is the key of comprehension through the "signs" of literary text for the young readers minds


  • Résumé

    In France, the primary school is threatened by the illiteracy which touches more and more provided education for pupils. Vis-a-vis this problem of access to the direction, which remains to the college, the study of the comprehension of texts becomes essential. Our step, being based on the theoretical principles of embodiment (Glenberg, 1997, 2002 and Barsalou, 1999) or of the énaction (Varela, 1989), is to highlight the dominating role of the sensoriality, constitutive of the emotional character of literary work, in order to show that it seems the vector of comprehension. The emotion, as a corollary of the body has a central place in the genesis of the thought (Wallon, 1949). The results show that the reading of a literary text, which seeks to be said, makes emerge at the young reader of the emotions resulting in the felt body ones. This “to make sign”, which without referring explicitly to a particular emotion, the literary text, from its literary value can evoke it, resounds at the reader and allows him to create the direction of the text. This process allows a better comprehension thus because the young reader processes the data with his own emotional experiments (Zwaan, 1994), unlike the texts of textbooks which do not enable him to be read through the text. It is then possible to say that the significance of a text is determined by the type of body which we have (Barsalou, 1999) and more particularly by the way in which the mother, as a facilitating environment (Winnicott, 1971) presented the object at her child.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (480 p.)
  • Annexes : Bibliographie p. 311-325

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TL 2008.MON-73
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