L'art face à l'horreur médiatisée, le tableau pour reprendre la mort

par Leïla Rezzoug

Thèse de doctorat en Arts plastiques

Sous la direction de Olivier Lussac.

Le président du jury était Benjamin Brou Kouadio.

Le jury était composé de Eric Pedon, Jean-François Robic.


  • Résumé

    Les photographies tristement célèbres du supplice chinois qui inspiraient Bataille paraîtraient aujourd’hui désuètes. Mais cette fois, elles ne sont plus sous le manteau. Quelques pas au Kiosque voisin ou un simple clic suffisent pour en avoir l’intégrale : la mort en couleur et en direct, commentée et analysée. Du réel au téléviseur, l’image de la mort circule, emprunte la toile du net et s’accroche parfois sur quelques téléphones mobiles. De l’assassinat de Kennedy à la décapitation de Nicholas Berg, c’est petit à petit que la collection s’étoffe et quelques années médiatiques assurent la constitution de ce que l’on pourrait appeler notre background occidental de la mort. Tout comme la grande épidémie de peste marque une métamorphose de l’iconographie, il est certain que cette nouvelle appréhension de la mort affecte la réflexion et la production artistique actuelle pour laquelle le sujet, nous le montrerons, est primordial (au sens originel et essentiel). En envisageant l’image comme mode commun à l’art et aux médias pour dire l’indicible, il est question de mettre en relief un ensemble de corrélations significatif entre les deux médiums. En montrant en quoi ces images procèdent de fonctions et fonctionnements identiques, nous soutenons l’hypothèse que les médias sont un rival de l’art. Enfin, c’est en éprouvant cette position qu’il est sans doute possible d’analyser le choix marqué des artistes actuels pour une peinture qui s’approprie ces images pour faire face à celles des médias.

  • Titre traduit

    Art versus media-covered horror, painting to regain death


  • Résumé

    The regrettably well-known photographs of the Chinese torture which were so inspiring for Bataille would probably seem outdated today. But now, this sort of pictures are no longer watched on the sly. A few steps to the newstand next door or just a click are enough to get the whole of it : colour death, broadcast live, commented on and analysed. From reality to television the pictures of death go round, use the web and sometimes cling to some mobile phones. From the assassination of JFK to the beheading of Nicholas Berg, little by little, the collection grow and a few years of media provide us with what we can call our occidental background of death.In the same way as the Great Plague marked a transformation of iconography, this new apprehension of death does modify present thinking and artistic production for which the subject, we will show it, is primordial (in the original and essential sense).By viewing the picture as a way common to art and media to express what is inexpressible, there is some question of bringing out a significant series of correlations between these two mediums. By showing to what extent these pictures originate in an identical function and functioning we make the assumption that the media compete with art. Finally, by testing this position it must be possible to analyse nowadays artists'definite choice of a painting which appropriates these pictures to face those of the media.


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  • Détails : 2 vol. (315 f., CCLXXII f. de pl.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 294-302. Notes bibliogr.

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