Archéologie de l'informatique

par Frédéric Ricquebourg

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Daniel Parrochia.

Soutenue en 2008

à Lyon 3 .


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  • Titre traduit

    Archeology of informatics


  • Résumé

    L’ordinateur, instrument de calcul et de traitement de l’information digital électronique, est né au sortir de la deuxième guerre mondiale dans un laboratoire universitaire américain qui travaillait pour le compte des forces armées de ce pays. Peu sûrs matériellement, très grands consommateurs d’énergie électrique, accessibles et utilisables seulement par des personnels hyper qualifiés et triés sur le volet, les premiers systèmes informatiques ainsi que leurs logiciels furent pour l’essentiel conçus afin de répondre aux besoins spécifiques des militaires. Ils occupaient des dizaines de mètres carrés au sol, pesaient des tonnes tandis que leur coût, lui, atteignait en général plusieurs centaines de milliers de dollars. Quant à leur puissance de calcul, elle n’était rien moins que dérisoire comparée à celle dont tout un chacun peut disposer à ce jour. En l’espace d’une soixantaine d’années à peine, l’ordinateur a pourtant littéralement conquis les sociétés humaines en les transformant si radicalement et si profondément qu’il est aujourd’hui couramment admis de parler de révolution numérique. D’un coût dérisoire, ultra miniaturisé, polymorphe, surpuissant, mis en réseau à l’échelon planétaire, on le retrouve maintenant absolument partout, dans tous les aspects de l’existence humaine. Il est devenu à ce point si essentiel, si coextensif à nous-mêmes, à notre temps et à notre économie que paradoxalement, on a fini par ne plus guère y prêter attention. Après avoir questionné sa provenance, son essence logico-mathématique nous montrons comment l’ordinateur, ce fils prodigue engendré et perfectionné en temps de guerre par la puissante triangulaire armée-université-industrie et pensé à l’origine comme un analogue artificiel du cerveau humain, n’a cessé de subir de spectaculaires métamorphoses qualitatives et performatives tout en induisant rétroactivement des transformations remarquables sur les institutions, les groupes et les individus composant la société. Au travers de cette archéologie de l’informatique il s’agit ici de tenter de mieux comprendre la machine univers, son histoire et sa science, dans l’espoir d’être en mesure de mieux appréhender l’Homme et le monde dans lequel il vit d’aujourd’hui

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Informations

  • Détails : 2 vol. (1358-[35] p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. [1360-1380]. Index

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