Étude des déterminants associés aux infections nosocomiales après un choc septique chez des patients hospitalisés en réanimation

par Caroline Landelle

Thèse de doctorat en Épidémiologie et santé publique

Sous la direction de Philippe Vanhems.

Soutenue en 2008

à l'Université Joseph Fourier (Grenoble) .


  • Résumé

    Le choc septique (CS) est la forme clinique la plus sévère de la réaction inflammatoire en réponse à une infection. Il est suggéré que le risque d’infections nosocomiales (IN) dans les suites soit élevé sans que cela n’ait été clairement établi ni que ces IN aient été décrites en détail. L’objectif de ce travail était de décrire les IN survenant après un CS dans une cohorte prospective de 209 patients admis en réanimation et d’en évaluer les facteurs de risque dont le lieu d’acquisition du CS et le niveau d’expression de l’HLA-DRm (Human Leukocyte Antigen-DR monocytaire), qui est un marqueur biologique reflétant l’immunodépression des patients. Un total de 66 IN chez 48 patients a été observé. Le taux d’attaque des IN était de 23 (Intervalle de Confiance à 95%: 17-29) pour 100 patients. Le lieu d’acquisition du CS (communauté, hôpital et réanimation) n’était pas un facteur de risque d’IN. Un niveau d’expression de l’HLA-DRm inférieur à 25% était significativement indépendamment associé au développement d’IN après ajustement sur l’âge, le sexe, la gravité et l’exposition aux dispositifs invasifs. Par ailleurs, le sexe féminin, un score de défaillance polyviscérale élevé, l’intubation et la présence de Streptococcus pneumoniae comme micro-organisme impliqué dans le CS ont été indépendamment associés à un niveau d’HLA-DRm inférieur à 25%. Si l’association entre un niveau bas d’expression de l’HLA-DRm et les IN après un CS est confirmée par d’autres équipes, un marqueur de la défaillance immunitaire permettant d’identifier les patients à risque d’IN sera alors disponible en pratique quotidienne


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Septic shock, the most severe complication of sepsis, is hypothesized to be associated with an increased risk of nosocomial infection (NI). The aim was to describe NI among 209 Intensive Care Unit (ICU) patients with septic shock and to assess risk factors of NI after septic shock. 48 (23%) patients experienced 66 NI. There was no significant difference in the NI incidence rates according to the place of acquisition (community, hospital, ICU). A low monocyte human leucocyte antigen-DR (mHLA-DR), proposed as a marker of immunosuppression, was the sole factor independently associated with occurrence of NI after adjustment to clinical parameters: age, gender, Simplified Acute Physiology Score II, Sepsis-related Organ Failure Assessment (SOFA) and intubation (aHR: 1. 92, 95% CI, 1. 04–3. 57). Among septic shock patients, female gender, high SOFA, intubation and Streptococcus pneumoniae were independently associated with a low mHLA-DR. This promising biomarker may be of major interest in defining patients at increased risk of NI who could benefit from immunostimulatory treatments

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Informations

  • Détails : 1 vol (178 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 129-144

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  • Bibliothèque : Université Claude Bernard (Villeurbanne, Rhône). Service commun de la documentation. BU Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T50/210/2008/183bis
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