Bilan environnemental de l'utilisation de pesticides organochlorés dans les cultures de coton, café et cacao au Togo et recherche d'alternatives par l'évaluation du pouvoir insecticide d'extraits de plantes locales contre le scolyte du café (Hypothenemus hampei Ferrari)

par Gbénonchi Mawussi

Thèse de doctorat en Science des agroressources

Sous la direction de Georges Merlina et de Komla Sanda.


  • Résumé

    Environmental assessment of organochlorinated insecticides used in cotton, coffee and cocoa culture growing in Togo by GC/MS analyses revealed the presence of organochlorinated pesticides such as DDT, aldrin, dieldrin, endrin, heptachlor, lindane and endosulfan in soils, sediments, maize, cowpea, coffee and cocoa (0. 18 - 160 µg. Kg-1) and in water of rivers and well used as drinking water (0. 02 - 0. 40 µg. L-1) exceeding the maximum residue set by limit of FAO, WHO and the European Union. Bioassays in laboratory indicated insecticidal activities of five local aromatic plant essential oils and neem seed oil against coffee berry borer (Hypothenemus hampei F. ) comparable to that of endosulfan, a commercial chemical insecticide. The sensibility of H. Hampei towards plant extracts was higher than that of the parasitoïde Cephalonomia stephanoderis Betrem indicating their selectivity. Neem seed oil was the most interesting. These results on the effectiveness of local plants extracts to fight coffee berry borer were promising and the research started in this field should be continued.

  • Titre traduit

    Environmental assessment of organochlorine pesticides use in cotton, coffee and cocoa cultures in Togo and search for an option by a local plant extracts insecticidal evalutation against the coffee berry borer (Hypothenemus hampei Ferrari)


  • Résumé

    Le bilan environnemental de l'utilisation des insecticides organochlorés dans la culture de coton, café et cacao au Togo par CPG/SM révèle la présence de DDT, aldrine, dieldrine, endrine, heptachlore, lindane et endosulfan dans les sols, les sédiments, le maïs, le niébé, le café et le cacao à des concentrations de 0,18 à 160 µg. Kg-1 et dans l'eau de rivières et de puits à des teneurs de 0,02 à 0,40 µg. L-1 excédant les limites maximales tolérables recommandées par la FAO, l'OMS et l'Union Européenne. Des tests biologiques en laboratoire indiquent que les huiles essentielles de cinq plantes aromatiques locales et l'huile de graine de neem ont une activité insecticide sur le scolyte des fruits du caféier (Hypothenemus hampei F. ) comparable à celle de l'endosulfan, l'insecticide chimique. La sensibilité du scolyte à ces extraits végétaux dépasse de loin celle du parasitoïde Cephalonomia stephanoderis Betrem exprimant ainsi leur sélectivité. L'huile de graine de neem s'est révélée la plus intéressante. Ces résultats sont prometteurs pour que la recherche entamée dans ce domaine se poursuive.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (174 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.133-154

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  • Bibliothèque : Ecole nationale supérieure agronomique. Centre de documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2008INPT024A
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