Néolibéralisme et syndicats en Argentine (1976-1999)

par Emilio Horacio Taddei

Thèse de doctorat en Science politique. Sociologie politique et politiques publiques

Sous la direction de René Mouriaux.

Soutenue en 2008

à Paris, Institut d'études politiques .


  • Résumé

    Cette thèse étudie la crise du syndicalisme argentin dans le contexte des politiques néolibérales mises en place entre 1976 et 1999. Dans la première partie, nous analysons le lent et complexe processus de constitution du prolétariat argentin et la mise en place progressive du pacte keynésien qui implique la reconnaissance institutionnelle des syndicats ouvriers comme médiateurs entre les capitalistes individuels agrégés en classe et les salariés constitués en collectif. Le schéma sociétal de ce pacte expérimenté en Amérique Latine eut son expression politique dans les régimes caractérisés comme « national-populistes ». En Argentine, le péronisme pesa fortement pendant plusieurs décennies sur le comportement des organisations syndicales. La rupture et le démantèlement progressif de ce rapport salarial dans le contexte de la mondialisation néolibérale sont l’objet de la deuxième partie de cette thèse. La déstructuration de la classe ouvrière dans sa configuration particulière liée au cycle « keynésiano-fordiste » supposa la destruction des droits sociaux collectifs qui remettaient partiellement en cause la marchandisation de la force de travail. La mise en perspective historique des figures du salariat et des différents modèles d’organisation syndicale est nécessaire pour comprendre l’ampleur des transformations récentes du salariat argentin, la crise du syndicalisme «traditionnel», ainsi que les nouvelles recompositions syndicales et sociales. L’émergence d’actions inédites va de pair avec les changements des méthodes de lutte contre les mécanismes d’intégration/subordination/exploitation de la force de travail façonnés par l’Etat argentin et le marché pendant la période

  • Titre traduit

    Neoliberalism and trade unions in Argentina (1976-1999)


  • Résumé

    This thesis deals with the crisis of Argentinian trade unionism in the context of the policies that were put into practice between 1976 and 1999. In the first part, we analyze the slow complex formation process of the Argentinian proletariat and the progressive implementation of the Keynesian pact, which involved the institutional recognition of labor unions as mediators between class-assembled individual capitalists and salaried workers constituted as a collective agent. In Latin America, the societal pattern of this pact found political expression in the so-called “national-populist” regimes. In Argentina, Peronism had great influence on the way trade union organizations operate. In the second part, we analyze the progressive dismantling of this salary relation within the framework of neoliberal globalization. The breakup of the working class in its specific configuration, connected with the “Keynesian-Fordist” cycle, has entailed the destruction of collective social rights that had so far partially hindered the commodification of labor power. It is necessary to place the figures of the salaried worker and the different models of trade union organizations into historical perspective so as to fully grasp the scope of the recent transformations of the Argentinian labor world, the crisis of “traditional” unionism, as well as the recent reconfigurations of trade union and social organizations. The emergence of new conflicts has accompanied the adoption of changes in the struggle methods against the mechanisms of integration/subordination/exploitation of labor force in the neoliberal period.

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Informations

  • Détails : 3 vol. (770 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 707-746

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